No time to be soft on softwood as tariffs threaten Canadian jobs

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Carol Hughes, MP
Carol Hughes, MP

Donald Trump was elected by talking tough on trade issues, but Canada did not appear to be his primary concern. Mexico and China were seen as the biggest irritants for the United States in terms of trade imbalance and Canadians were mostly holding their breath and hoping for the best. We knew that America wanted to rework the North American Free Trade Agreement, but didn’t expect the President to take aim at Canada ahead of those negotiations. All that changed this week when America levelled new tariffs on Canadian softwood.

Our softwood lumber sector has been on the defensive for decades. Successive governments have failed to break the impasse with America and this has cost Canada thousands of jobs while sounding the death knell for many communities. In this latest version of the dispute, the U.S. will apply punitive countervailing duties of up to 24% on Canadian softwood lumber. The shock of that will ripple throughout the entirety of industries that utilize softwood such as construction or pulp and paper which still has a strong presence in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing.

Right now, the Canadian lumber industry employs over 200,000 people across the country. During the last softwood dispute, about 400 sawmills closed and Canada lost more than 20,000 jobs. This disproportionately hurt rural communities and that is why it is so important for the government to act swiftly and decisively to mute the worst effects of this trade dispute. We know from experience that job losses can gut a town’s population which makes it difficult to find employees when the pendulum swings back and the jobs return. This played out in White River over the last decade.

At the heart of the dispute is the way that prices are set for logging, known as stumpage fees. In the past these disagreements have been settled by the World Trade Organization (WTO) but, another round in court is not a solution that has any permanence. The last agreement on softwood was negotiated by Stephen Harper’s government in 2006. It was seen as a retreat from a stronger position – even by the Liberals who voted against it. New Democrats are reminding the government of that position and telling them the time is right to stand up for Canadian jobs and fair trade.

While it’s clear that another agreement will have to be negotiated to offer long-term protection for softwood jobs, it’s also clear that now is the time to protect the companies that will be affected in the interim. That’s why it’s worrisome that the Liberals have ignored calls from Ontario and Quebec for federal loan guarantees that would help ensure companies aren’t bankrupted by U.S. duties, which trade tribunals like the WTO have consistently found to be unjustified.

Meanwhile, communities that depend on softwood jobs are very worried. There is a desperate need for immediate action as part of a concrete short-term plan that will deal with this emerging crisis. If this dispute follows the same pattern as past versions, there will ultimately be a settlement that doesn’t move the needle as far towards the U.S. as their tariffs do now. For Canada, preserving jobs will require a commitment from the government. Right now, it remains to be seen if that will be coming.

Ce n’est pas le moment d’être tendre dans le dossier du bois d’œuvre alors que les droits tarifaires menacent les emplois canadiens

Donald Trump a été élu au pouvoir en tenant un discours ferme sur les enjeux commerciaux, mais le Canada ne semblait pas être sa première préoccupation. Le Mexique et la Chine étaient considérés comme les principaux irritants des États‑Unis sur le plan du déséquilibre commercial, alors les Canadiens ne pouvaient que retenir leur souffle en espérant que tout aille pour le mieux. Nous savions que les États‑Unis souhaitaient retravailler l’Accord de libre‑échange nord‑américain, mais nous ne nous attendions pas à ce que leur président prenne le Canada pour cible avant la tenue de ces négociations. Tout a changé cette semaine lorsque les États‑Unis ont imposé de nouvelles barrières tarifaires sur le bois d’œuvre canadien.
Notre secteur du bois d’œuvre résineux est sur la défensive depuis des décennies. Les gouvernements qui se sont succédé n’ont pas réussi à se sortir de cette impasse avec les États‑Unis, un échec qui a coûté au Canada des milliers d’emplois, et ainsi que la disparition de nombreuses collectivités. Dans cette plus récente version du conflit, les États‑Unis appliqueront sur le bois d’œuvre résineux canadien des droits compensateurs punitifs, d’une valeur pouvant atteindre 24 %. Les répercussions de cette mesure se propageront dans l’ensemble des industries qui utilisent le bois d’œuvre, telles que les secteurs de la construction et des pâtes et papiers, qui ont encore une forte présence dans la circonscription Algoma‑Manitoulin‑Kapuskasing.

Actuellement, le secteur du bois d’œuvre canadien emploie plus de 200 000 personnes partout au pays. Lors du dernier différend sur le bois d’œuvre, environ 400 scieries avaient fermé, et le Canada avait perdu plus de 20 000 emplois. Cette situation frappait majoritairement et plus durement les collectivités rurales; c’est pourquoi il est si important pour le gouvernement d’agir promptement et résolument afin d’atténuer les pires effets de ce conflit commercial. Nous savons d’expérience que les pertes d’emplois peuvent décimer la population d’un village, ce qui rend difficile d’embaucher des employés lorsque survient le retour du balancier et que des emplois s’ouvrent de nouveau. C’est ce qui s’est produit à White River au cours de la dernière décennie.

Au cœur du conflit se trouve la façon dont les prix sont établis pour l’abattage du bois, ce que l’on appelle le droit de coupe. Par le passé, ces désaccords ont été résolus par l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), mais une nouvelle séance devant les tribunaux n’est pas une solution permanente. Le dernier accord sur le bois d’œuvre avait été négocié par le gouvernement de Stephen Harper en 2006. Il était considéré comme un recul par rapport à une position auparavant plus forte — même par les libéraux, qui s’y étaient opposés. Les néo-démocrates rappellent cette position au gouvernement et affirment que le moment est venu de se lever pour défendre les emplois canadiens et le commerce équitable.
S’il est évident qu’un autre accord devra être négocié afin d’offrir une protection à long terme pour les emplois dans le secteur du bois d’œuvre, il est également évident qu’il faut dès maintenant protéger les entreprises qui seront touchées pendant la période intérimaire. Voilà pourquoi il est inquiétant de savoir que les libéraux ont ignoré les demandes de l’Ontario et du Québec pour obtenir des garanties de prêt fédérales qui permettraient de veiller à ce que les entreprises ne succombent pas à la faillite en raison des tarifs douaniers américains, ce que les tribunaux tels que l’OMC ont systématiquement qualifié d’injustifiés.

Pendant ce temps, les collectivités qui dépendent des emplois dans le secteur du bois d’œuvre sont très inquiètes. Il est impératif de prendre des mesures immédiates dans le cadre d’un plan à court terme qui permettra de faire face à cette crise émergente. Si ce conflit suit la même voie que ses versions antérieures, nous aboutirons éventuellement à un accord qui ne fera pas pencher la balance trop fortement en faveur des États‑Unis, comme le font leurs droits tarifaires en ce moment. Pour le Canada, la préservation des emplois exigera un engagement de la part du gouvernement. Il reste maintenant à voir si cette aide viendra.

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