Infrastructure bank is a sweetheart deal for wealthy investors

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We should all be as lucky as the corporate friends of the federal government, especially the ones who played a prominent role in the planning of the new infrastructure bank. They were given the opportunity to decide how the $35 billion bank will work best for them and their wealthy clients, according to government records.

That might explain why the new federal infrastructure bank seems like a reverse Robin Hood story. It began with the Liberal’s election promise to invest in infrastructure, but turned into a program that will pad the profits of large corporations. Instead of supporting communities with critical infrastructure investment that benefits everyday Canadians, the government is creating a scheme that will see tax dollars support for-profit projects that will then charge Canadians tolls and user fees.

The fix is in for taxpayers because the government spent months planning this bank with officials from BlackRock, which is the world’s largest asset manager. Those same officials also vetted the speech the Minister of Infrastructure gave to global investor clients at a closed-door session in a swanky Toronto hotel last November.

The way it’s set up to work, the companies propose projects they would like to develop and the government hands over tax dollars to help. After projects are complete, Canadians start to pay for the privilege of use through tolls and fees. This all but ensures small town projects will not be financed by the infrastructure bank since its only focus will be return on investment. That’s probably why they’re rushing the omnibus budget bill that sets up the bank through parliament. The longer it sticks around, the more Canadians will become incensed.

If the government really thinks they have a strong case for using public funds in this way, they shouldn’t be afraid to pull the infrastructure bank out of the budget bill so it can be studied properly. They can respond to experts who argue the government has yet to make a compelling case for why it is better to work with private investors seeking high returns when Ottawa has the ability to finance projects itself at much lower rates.

New Democrats think that setting up a bank like this is completely wrong and are of the opinion that public infrastructure should serve the interests of Canadians, not work to make private investors rich. There was never a hint of this scheme when the Liberals talked infrastructure during the election. The fact is that infrastructure built by private investors will cost more than public infrastructure and allowing private corporations, who will be the largest beneficiaries of the Canada Infrastructure Bank, to participate in the planning and development of the bank amounts to a conflict of interest.

That’s why the NDP is demanding that the government remove the clauses that create the bank from the omnibus budget implementation act. Canadians deserve a full and frank debate on this issue alone before taxpayers are left with an unacceptable burden of fees, tolls, and privatization that only makes private investors wealthy.

La Banque d’infrastructure sera fort lucrative pour les investisseurs fortunés

Nous pouvons tous envier les amis du gouvernement fédéral dans le secteur privé, en particulier ceux qui ont joué un rôle de premier plan dans la planification de la nouvelle Banque d’infrastructure. Selon les dossiers du gouvernement, ils ont eu la possibilité de décider comment la banque de 35 milliards de dollars fonctionnera le mieux pour eux et leurs clients riches.

Voilà peut-être pourquoi l’histoire de la nouvelle Banque de l’infrastructure fédérale ressemble à un conte de Robin des bois, mais à l’envers. Cela a commencé par la promesse électorale des libéraux d’investir dans l’infrastructure, mais s’est transformé en un programme qui contribuera à gonfler les profits des grandes entreprises. Au lieu de soutenir les collectivités par des investissements dans l’infrastructure essentielle qui profitent aux Canadiens ordinaires, le gouvernement crée un modèle qui fera en sorte que l’argent des contribuables soutienne des projets à but lucratif pour lesquels les Canadiens devront payer des coûts et des frais d’utilisation.

Les dés sont pipés pour les contribuables, car le gouvernement a planifié l’institution pendant des mois avec des représentants de BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs du monde. Ces mêmes fonctionnaires ont également approuvé le discours que le ministre de l’Infrastructure a prononcé devant une clientèle d’investisseurs de partout dans le monde, lors d’une rencontre à huis clos qui s’est déroulée dans un hôtel huppé de Toronto en novembre dernier.

La façon dont cela fonctionne, c’est que les entreprises proposent des projets qu’elles souhaitent développer et le gouvernement accorde des fonds aux contribuables. Une fois les projets terminés, les Canadiens commencent à payer le privilège d’utiliser les péages et les taxes. On peut s’attendre à ce que la Banque de l’infrastructure ne finance pas les projets des petites villes, puisqu’elle se concentrera sur le rendement du capital investi. C’est sans doute pour cela que le gouvernement se précipite pour faire adopter par le Parlement le projet de loi budgétaire omnibus qui vise à mettre en place la Banque. Plus le processus d’adoption durera longtemps, plus les Canadiens risqueront de se mettre en colère.

Si le gouvernement pense réellement qu’il a de bonnes raisons d’utiliser les fonds publics de cette façon, il ne devrait pas craindre de retirer la banque d’infrastructure de la facture budgétaire afin qu’elle puisse être étudiée correctement. Il peut aussi répondre aux spécialistes qui font valoir qu’il n’a pas encore présenté d’arguments convaincants pour expliquer pourquoi il est préférable de travailler avec des investisseurs privés qui cherchent à obtenir des rendements élevés alors qu’Ottawa a les moyens de financer des projets à des taux beaucoup plus faibles.

Selon les néo-démocrates, la mise en place d’une banque comme celle-ci est totalement erronée et sont d’avis que l’infrastructure publique devraient servir les intérêts des Canadiens, et non enrichir les investisseurs privés. Les libéraux n’ont jamais fait allusion à un tel stratagème quand ils ont parlé d’infrastructure pendant la campagne électorale. Une infrastructure bâtie par des investisseurs privés coûtera plus cher qu’une infrastructure publique et permettrait aux sociétés privées, qui seront les principaux bénéficiaires de la Banque d’infrastructure du Canada, de participer à sa planification et à son développement, entraîne un conflit d’intérêt.

C’est la raison pour laquelle le NPD demande au gouvernement de supprimer les articles portant sur la création de la Banque du projet de loi omnibus de mise eu œuvre du budget. Les contribuables canadiens méritent que cette question fasse l’objet d’un débat franc, distinct et en bonne et due forme avant de se voir imposer des frais, des péages et des privatisations inacceptables qui ne servent qu’à enrichir les investisseurs privés.

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