The Butterfly Effect

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Carol Hughes, MP
Carol Hughes, MP

Once a common summer sight from Alberta to Newfoundland, monarch butterflies may soon join the ranks of extinct species. Over the past two decades monarch populations have declined by 90 percent, reaching an all-time low last year. While the challenges that need to be addressed are not limited to Canada`s capabilities, there is more we can do to help these important pollinators. But, Canada is only a part of monarchs range as these tiny insects embark on an improbable journey every year, travelling 4,000 kilometers to Mexico where they spend fall and winter in the high peaks of the Oyamel Fir forest.

According to experts, monarchs face three major obstacles illegal logging threatens their winter habitat which means fewer make it back to Canada, but that may be the least of their worries when compared to the depletion of their main food source, milkweed. Milkweed is crucial to the monarch’s migration. It`s where they lay their eggs and monarch caterpillars feed, but milkweed, like many other plants, has grown scarce from herbicide use.

Glyphosate, an indiscriminate herbicide used in forestry management has wreaked havoc on milkweed and many wildflowers that produce nectar. In humans, glyphosate has been linked to infertility, cancer, and other health risks especially in children. Since glyphosate is considered a Class 9 pesticide (potentially dangerous to human health) we should not expose our environment to it or allow its use in home products like Roundup. Here in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing the Traditional Ecological Knowledge Elders group has been leading a strong fight to have glyphosate banned. The plight of monarchs only reinforces their argument.

The Pest Management Regulatory Agency of Health Canada is meant to protect the health of humans and our environment by `minimizing the risks of pesticides.` Despite that they continue to put the interests of the forest management ahead of those of Canadians and our environment. To target one pest, herbicides and pesticides are designed to poison so much more, including humans,  monarch butterflies, bees, etc.. The best way to minimize the risk of pesticides is to not use them at all.

Still, the most challenging threat may be climate change. Monarchs have a highly advanced migration pattern which is disrupted by fluctuations in weather. These fluctuations also affect milkweed and the viability of any eggs that are laid.

Though now ranked as a `species of special concern`, monarch butterflies should be listed as an endangered species under the Species at Risk Act. This would help ensure their survival and force the government to designate protected habitats. Just as it is necessary to fight for native bees which face a similar fate, Canadians must fight to protect monarchs. Without pollinators like these, our plant diversity and the species that depend on them will suffer.

Additionally, there are things everyone can do to help protect monarchs. Instead of pesticides, try less threatening, options. Support the growth of milkweed by planting it or plant a butterfly garden of flowering plants in your community. If these beautiful insects are to be part of our common future, they need our help and protection. We will help protect them, ourselves, and our environment in the process.

L’effet papillon

Le monarque, qu’on pouvait apercevoir l’été de l’Alberta à Terre-Neuve, pourrait bientôt faire partie des espèces disparues. Durant les 20 dernières années, la population de monarques a chuté de 90 %, atteignant son niveau le plus bas l’an passé. Bien que les problèmes devant être réglés ne se limitent pas aux capacités du Canada, on peut faire mieux pour aider ces grands pollinisateurs. Cependant, le Canada ne représente qu’une partie de l’aire de répartition des monarques; en effet, ces petits insectes entreprennent un voyage improbable chaque année en parcourant 4 000 kilomètres vers le Mexique, où ils passent l’automne et l’hiver dans les hautes cimes des arbres de la forêt Oyamel Fir.

Selon les experts, les monarques font face à trois obstacles importants. L’exploitation forestière illicite en est un, car elle menace leur habitat hivernal; par conséquent, bon nombre d’entre eux ne parviennent pas à revenir au Canada. Toutefois, ce problème pourrait être le moindre de leurs soucis si on le compare à l’épuisement de leur principale source de nourriture : l’asclépiade. Les asclépiades sont essentielles à la migration des monarques. Les monarques s’en servent pour pondre leurs œufs, et les chenilles de monarque s’en servent pour se nourrir; or, comme beaucoup d’autres plantes, les asclépiades se raréfient en raison de l’utilisation d’herbicides.

En effet, le glyphosate, un herbicide systématique utilisé dans la gestion de l’environnement forestier, a décimé la population d’asclépiades et de nombreuses fleurs sauvages qui produisent du nectar. Un lien a été établi entre le glyphosate et l’infertilité, le cancer et d’autres risques pour la santé humaine, en particulier chez les enfants. Puisque le glyphosate est considéré comme un pesticide de catégorie 9 (potentiellement dangereux pour la santé humaine), nous ne devrions pas y être exposés ou permettre son utilisation dans des produits domestiques comme le Roundup. Ici, à Algoma-Manitoulin-Kapuskasing, le groupe Traditional Ecological Knowledge Elders (des aînés autochtones possédant des connaissances écologiques traditionnelles) lutte grandement pour que le glyphosate soit banni. La situation précaire des monarques ne fait que renforcer ses arguments.

L’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada vise à protéger la santé des humains et de l’environnement en « réduisant les risques que représentent les pesticides ». Toutefois, elle continue de placer les intérêts de la gestion des forêts avant ceux des Canadiens et de l’environnement. Pour cibler un parasite, les herbicides et les pesticides attaqueront une multitude d’autres éléments, notamment les humains, les monarques, les abeilles, etc. La meilleure façon de réduire les risques liés aux pesticides est de ne pas les utiliser du tout.

Cela dit, la plus grande menace pourrait être les changements climatiques. Les habitudes de migration des monarques sont très avancées et sont bouleversées par les variations météorologiques. Celles-ci ont aussi une incidence sur les asclépiades et la viabilité des œufs pondus.

Bien qu’ils soient classés maintenant dans la catégorie des « espèces préoccupantes », les monarques devraient plutôt figurer dans la liste des espèces en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Cette mesure contribuerait à assurer leur survie et forcerait le gouvernement à désigner des habitats protégés. Comme il est nécessaire de se battre pour les abeilles indigènes qui subissent le même sort, les Canadiens doivent lutter pour protéger les monarques. Sans de tels pollinisateurs, la diversité de nos plantes et les espèces qui en dépendent en subiront les conséquences.

De plus, il existe des gestes que tous peuvent poser pour protéger les monarques. Au lieu de recourir aux pesticides, on peut opter pour des solutions moins menaçantes. On peut favoriser la croissance de l’asclépiade en la cultivant ou en aménageant, dans sa collectivité, un jardin de plantes à fleurs pour attirer les papillons. Si nous voulons que ces magnifiques insectes fassent partie de notre avenir commun, nous devons les aider et les protéger. Ce faisant, c’est nous-mêmes et notre environnement que nous contribuerons à préserver.

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