Pharmacare can’t suffer the same fate as electoral reform

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It’s no secret that the cost of just getting by is going up for Canadians.  Even when we find a little relief on one front, it seems there is another way to make life more expensive to counteract that.  That’s why more than half of Canadians are $200 or less away from not being able to pay bills and helps explain why more people are forced to make difficult choices such as the one between groceries or prescription medicine.  Yet Canada is well positioned to help eliminate that particular problem if we make the right choice about how pharmacare is instituted.  To do that we must bring in a comprehensive program that helps maximize health care dollars and avoid a program that helps drug providers and insurance companies more than it helps people who can’t afford the drugs they need.

But we already know the direction the government favours from the Finance Minister’s speech at the Economic Club of Canada shortly after the 2018 budget mentioned pharmacare. That’s when he stated we would be preserving much of the current system which is responsible for high drug prices in the first place.  Anyone who pays for their drugs won’t be shocked to learn that Canada has one of the highest per-capita rates of pharmaceutical in the OECD.  The limited pharmacare system the government is favoring won’t put a dent in that because it is only through bulk buying that those costs can be reduced.

Right now, Canada is the only industrialized country with a public healthcare system that does not include coverage for prescription drugs. The New Democrats are proposing a medication-coverage-for-all plan that will include the costs of prescription drugs into Canada’s existing healthcare system and will utilize the negotiating power of 37 million Canadians to lower the overall costs of drugs.  But when the government plan was leaked to media last week it confirmed that they are still unwilling to go beyond a ‘limited’ and ‘industry-friendly model of pharmacare’.

The big winners in that scenario are the pharmaceutical and insurance companies.  Lost in the shuffle are those Canadians who can’t afford the medication they need.  This only drives up health care costs in other areas because too many Canadians ( 1 in 5) skip the medicine they need, end up in the ER, or cut their pills in half because they can’t afford the cost of their medication.  Those are avoidable outcomes, but the government’s leaked plan won’t help much.

Going ahead with a limited plan will only muddy the waters and weaken the idea of pharmacare in most people’s minds.  Advocates can look at electoral reform as a comparable.  Despite the Prime Minister’s clear promise that 2015 was going to be the last election under a first-past-the post system, we are about to embark on another one in the fall.  If pharmacare is watered down to a system that doesn’t reduce costs for fear of upsetting pharmaceutical and insurance companies, people might believe that it doesn’t really do anything – and in that scenario they would be right.  But, again, it doesn’t have to be that way.

Canadians deserve their health care dollars to be spent in a way that promotes better outcomes.  They deserve a system that puts their interests first which a universal, public, comprehensive pharmacare system would do.  The government is preparing their last budget before the next election and have the opportunity to do what’s right.  The only question is whether they have the belly to stand up to insurance and drug companies instead of setting the table for them.


Le régime d’assurance-médicaments ne peut subir le même sort que la réforme électorale

Ce n’est un secret pour personne que le coût de la vie augmente pour les Canadiens. Même lorsque nous profitons d’un petit répit sur un plan, il y a toujours une dépense supplémentaire qui nous attend au détour. C’est ce qui explique pourquoi plus de la moitié des Canadiens sont à 200 $ ou moins de ne pas être en mesure de payer leurs factures. C’est aussi pourquoi de nombreuses personnes sont forcés de prendre des décisions difficiles, comme choisir entre l’épicerie et l’achat de médicaments d’ordonnance. Pourtant, le Canada est en bonne position pour éliminer ce problème, si nous faisons le juste choix quant à la façon dont l’assurance-médicaments est mise en œuvre. Pour ce faire, nous devons mettre en place un programme complet qui optimiserait les fonds consacrés aux soins de santé, et non un programme qui aiderait davantage les fournisseurs de médicaments et les compagnies d’assurance que les personnes qui n’ont pas les moyens de se procurer les médicaments dont elles ont besoin.

Cependant, nous connaissons déjà l’orientation que le gouvernement privilégie, à la lumière du discours prononcé par le ministre des Finances devant l’Economic Club of Canada peu après que le budget de 2018 eut fait mention de l’assurance-médicaments. À cette occasion, le ministre a déclaré que nous allions conserver une bonne partie du système actuel, qui est pourtant à blâmer pour le prix élevé des médicaments. Quiconque paie ses médicaments de sa poche ne sera pas étonné d’apprendre que le Canada affiche l’un des taux de dépenses en médicaments par habitant les plus élevés parmi les pays de l’OCDE. Le régime d’assurance-médicaments limité que le gouvernement préconise n’y changera rien, car ce n’est que par l’achat en gros que ces coûts pourront être réduits.

Actuellement, le Canada est le seul pays industrialisé doté d’un système de santé public qui ne couvre pas les médicaments d’ordonnance. Les néo-démocrates proposent un régime d’assurance-médicaments universel qui intégrerait le coût des médicaments d’ordonnance dans le système de santé actuel du Canada. Un tel système mettrait à profit le pouvoir de négociation de 37 millions de Canadiens pour réduire le coût global des médicaments. Or, lorsque le plan du gouvernement a été divulgué aux médias la semaine dernière, nous avons eu la confirmation qu’il n’était toujours pas prêt à aller au-delà d’un modèle d’assurance-médicaments « limité » et « favorable à l’industrie ».

Dans ce scénario, les grands gagnants seront les compagnies pharmaceutiques et les compagnies d’assurance. Les Canadiens qui n’ont pas les moyens de se payer les médicaments dont ils ont besoin seront, quant à eux, laissé tombés. Or, cela ne fait qu’augmenter les coûts des soins de santé dans les autres secteurs du fait que trop de Canadiens (un sur cinq) sautent les médicaments dont ils ont besoin, finissent aux urgences ou réduisent de moitié leurs comprimés parce qu’ils ne peuvent pas payer le coût de leurs médicaments. Ce sont là des problèmes évitables, mais le plan du gouvernement, qui a fait surface dans les médias, ne fait rien pour corriger le tir.

Aller de l’avant avec un régime limité ne fera qu’embrouiller les choses et porter atteinte à l’idée que la plupart des gens se font de l’assurance-médicaments. Les défenseurs de l’assurance-médicaments pourront comparer la situation à la réforme électorale : le premier ministre a explicitement promis que l’élection de 2015 serait la dernière à se tenir selon le système majoritaire uninominal à un tour, et pourtant, nous sommes sur le point d’en déclencher une autre à l’automne. Si le régime d’assurance-médicaments est édulcoré au point de ne pas réduire les coûts par crainte de boulverser les sociétés pharmaceutiques et les compagnies d’assurance, les gens seront portés à croire que ce régime ne sert à rien – et dans ce scénario, ils auront raison. Mais, encore là, il n’est pas nécessaire que les choses se passent ainsi.

Les Canadiens méritent que l’argent qu’ils consacrent aux soins de santé soit dépensé d’une manière qui favorise de meilleurs résultats. Ils méritent un système qui fait passer leurs intérêts en premier, comme le ferait un régime d’assurance-médicaments universel, public et complet. Le gouvernement prépare son dernier budget avant les prochaines élections et il a la chance de faire ce qui est juste. Reste à savoir s’il aura le courage de tenir tête aux compagnies d’assurance et aux compagnies pharmaceutiques au lieu de leur préparer la table.

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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