Internet and cell costs in Canada are high by global standards

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Carol Hughes, MP
Carol Hughes, MP

The internet and cell phones are great conveniences that have become integral parts of our daily lives.  While we may struggle with connectivity and capacity issues in the north, there is little doubt that this technology has transformed our ability to communicate, educate, and even amuse ourselves.  Despite this, there are still challenges that limit our ability to make use of these technologies to the fullest and the biggest obstacle may be the costs associated with high-speed internet and cellular services.

The fact is that Canadians pay some of the highest prices for mobile wireless and broadband subscriptions in the world. If we are willing to accept that these services are essential, it isn’t a stretch to suggest that they need to be affordable for all.  But the case needs to be made in a way that will compel governments to see this as more of a priority.

For decades, federal governments have relied on market forces and competitiveness to determine what Canadians pay for their cell phone and internet every month. Now that these technologies are undeniably integral to our lives, that approach could be revisited. In the last three years Bell, Rogers, and Telus received close to $50 million in subsidies while winning more than $700 million in contracts from the federal government too.  To illustrate how big this industry has become, look at the 2017 profits for the top five telecom companies which totalled $7.49 billion with profit margins that reached an astonishing 46.2 percent.

Public money is used for initiatives like the Connect to Innovate Fund which sees the government partner with telecom companies and local players (such as townships in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing) to help bring connectivity to rural and northern locations.  That also means the companies are not absorbing all the risk or costs associated with expanding these services which helps make the case for government intervention to bring Canada’s mobile wireless and broadband costs more into line with global averages.

It’s easy to understand how Canadians, who are paying skyrocketing prices while these companies make billions in profits, are not only frustrated by the high cost of service, but also by the fact that tax dollars are helping these companies at the same time.  This is not an argument against government involvement when there is clearly a role for it in expanding these services to reach more people. What is less clear is if there is a role for the government in determining whether the companies are inflating rates beyond a reasonable profit margin, or if there is an appetite for doing so.

Arguments suggesting Canadian prices are appropriate cite geography and population density as defining factors that make Canada’s wireless options more expensive.  For comparison sake, we can look at Australia which faces the same challenges but also has lower average prices.  A study that compared wireless rates in Canada, the U.K., Germany, Italy, France, Japan, the U.S. and Australia showed that Australia’s average monthly prices for cellphone plans were consistently cheaper than Canada’s by as much as $37 a month.  In addition to that Australians enjoy faster network and connection speeds.

This has become an issue of affordability and New Democrats are asking the government to take up the challenge and commit to lowering the fees consumers pay. High-speed internet and cellular services have become a necessity for Canadians, despite this, broadband access and wireless services are far from being affordable or reliable in Canada. This isn’t to suggest that telecom companies are misbehaving, but more that they may need a nudge in the right direction so that more Canadians can afford and benefit from this technology that has become so important to our everyday lives.


Services internet et cellulaire au Canada : les prix parmi les plus élevés au monde

Les services Internet et cellulaire sont des outils d’une grande commodité et font partie intégrante de notre quotidien. Même si, dans le Nord, la connectivité et la capacité ne sont pas toujours au rendez‑vous, il est évident que la technologie a transformé nos façons de communiquer, de nous renseigner et de nous divertir. Malgré cela, des obstacles restreignent encore notre capacité à profiter de façon optimale des outils technologiques. Le plus grand de ces obstacles est sans doute leur coût.

Au Canada, nous payons parmi les prix les plus élevés au monde pour les abonnements aux services mobiles sans fil et à large bande. Si nous considérons qu’il s’agit de services essentiels, il en découle assez naturellement qu’ils doivent être abordables pour tous. Il faut donc défendre cette position auprès des gouvernements pour qu’ils en fassent une vraie priorité.

Depuis des dizaines d’années, les différents gouvernements fédéraux qui se succèdent considèrent que ce sont les forces du marché et la concurrence qui doivent déterminer le montant de la facture mensuelle des Canadiens pour les services cellulaires et Internet. Ces technologies étant désormais indéniablement intégrées à nos vies, il conviendrait de modifier cette perception. Durant les trois dernières années, les sociétés Bell, Rogers et Telus ont obtenu près de 50 millions de dollars en subventions ainsi que plus de 700 millions de dollars du gouvernement fédéral par suite de contrats. Pour comprendre toute l’ampleur de l’industrie aujourd’hui, il suffit de regarder quels ont été les profits, en 2017, des cinq principales sociétés de télécommunications au pays : 7,49 milliards de dollars, avec une marge de profit 46,2 %, un chiffre absolument incroyable.

On utilise l’argent des contribuables pour financer des projets comme le programme Brancher pour innover, dans le cadre duquel le gouvernement conclut des partenariats avec des sociétés de télécommunications et des intervenants locaux (comme des municipalités d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing) dans le but de brancher des municipalités rurales et nordiques. Cela veut également dire que les sociétés n’absorbent pas la totalité des risques ou des coûts entraînés par l’accroissement des services, ce qui démontre qu’il est justifié que le gouvernement intervienne pour que la population du Canada paie des frais qui ressemblent à ceux exigés ailleurs dans le monde.

Il est facile de comprendre que les Canadiens, qui paient des prix exorbitants pour obtenir des services alors que les sociétés de télécommunications encaissent des milliers de dollars de profits, sont non seulement frustrés par leur facture salée, mais aussi par le fait que c’est leur argent qu’on donne aux sociétés et qui fructifie autant. Il ne s’agit pas ici de dire que le gouvernement ne doit pas se mêler de la question; clairement, il a un rôle à jouer pour accroître le nombre de personnes qui bénéficient des services Internet et cellulaire. Il est toutefois plus difficile de déterminer s’il appartient au gouvernement de décider si les prix exigés par les sociétés sont déraisonnables et si cela se fait à dessein.

Ceux qui font valoir que les frais exigés au Canada sont appropriés fondent leur argumentation sur des variables comme la géographie et la densité de population, des variables qui justifient selon eux que les services offerts sont plus coûteux. À titre de comparaison, prenons l’exemple de l’Australie, qui doit composer avec le même type de variables, mais dont la population paie moins pour les mêmes services. Selon une étude dans laquelle on comparait le prix des services sans fil au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en France, au Japon, aux États-Unis et en Australie, il a été établi que la facture mensuelle pour l’obtention de services cellulaires en Australie était systématiquement moins élevée qu’au Canada – de 37 $ de moins par mois. En outre, les Australiens ont des connexions et des réseaux plus rapides.

Il s’agit donc d’assurer le caractère abordable de nos services technologiques. Les néo-démocrates demandent au gouvernement de relever le défi et de s’engager à réduire la facture des consommateurs. Le téléphone cellulaire et l’Internet haute vitesse sont devenus des nécessités pour la population canadienne; malgré cela, nous sommes loin de bénéficier de services fiables et abordables au Canada. Je n’entends pas faire croire, par mes propos, que les sociétés de télécommunications sont de mauvaise foi, mais plutôt qu’il faut leur donner un coup de pouce pour aller dans la bonne direction de façon à ce qu’un plus grand nombre de Canadiens puissent bénéficier, de manière abordable, des outils technologiques dont nous avons tous tant besoin au quotidien.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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