Loblaws carbon fund announcement was an avoidable disaster

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Carol Hughes, MP
Carol Hughes, MP

The announcement that Loblaws secured $12 million from the government’s Low Carbon Economy Fund (LCEF) to convert refrigeration systems was met with public derision from all angles.  This should have been predictable, and the outrage comes right on the heels of the implementation of the carbon tax which only exacerbates the situation on both fronts.  Having the first few announcements judged purely on merit should have been considered as a priority, but apparently wasn’t.  Now, as Canada ramps up to spend $450 million on these investments, Loblaws is the face of the program meaning public support may be harder to come by.

In the project’s defence, the upgrades will reduce carbon in the same way that taking 50,000 cars off the road would do.  That is a great outcome, and nobody is arguing against that claim, or the idea that the project itself is worth undertaking.  The sticking point is that Loblaws could easily have afforded to foot the entire bill themselves and they will reap many of the benefits of the project.

To put this into perspective.  Loblaws is the largest player for this sector in Canada.  The company also owns Superstore, Fortinos, and Shoppers Drug Mart.  In 2018 they posted a whopping $46.6 billion in revenue.  We also know the company is owned by the third richest family in Canada headed by Galen Weston who is worth $7.8 billion dollars.  Put this all together and it’s not difficult to imagine the company didn’t require a penny to upgrade their stores to run more efficiently – and ultimately lower their energy costs.

But the problem with optics run deeper, and most people know this.  Loblaws was ground zero for the bread price fixing scheme that inflated those costs for over 15 years. Once caught they offered consumers gift cards as compensation, but they were accused of requesting too much private information from consumers registering for rebates.  The company was also caught trying to use tax havens to avoid paying taxes and argued against raising the minimum wage in Ontario and Alberta.

The notion that the money could have been better invested is gaining steam.  One sticking point is that the LCEF was designed for big projects only, which prioritizes the corporate model while marginalizing small businesses and community organizations who could arguably use the help more. While we could list ways to invest $12 million dollars forever, let’s consider a few of the ways that money could have been used in Algoma-Manitoulin-Kapuskasing.

Our independent and small grocers could have used this kind of assistance to make their stores more efficient.  Public infrastructure like arenas, pools, or community centres could be made more efficient. Transportation options could be invested in to turn the tide on the loss of passenger rail and bus services while curbing emissions.  And, of course, initiatives that helped people make their houses more efficient, such as the ecoenergy retrofit program were wildly popular and helped everyday Canadians instead of billionaires.  The optics on all of these would have been more favourable.

Instead, the program becomes just another tainted aspect of the carbon tax. The danger now is that the public becomes disenchanted with the notion of addressing climate change altogether.  It did nothing to take the politics out of the discussion surrounding climate change and instead, accelerated them on a few fronts. There were smarter ways to invest this money to encourage more public support, but it wasn’t designed that way and the flagship project is now a public relations disaster.

Subvention du FEFEC à Loblaws : un désastre évitable

La décision du gouvernement d’accorder à Loblaws 12 millions de dollars du Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone (FEFEC) pour convertir ses systèmes de réfrigération a été ridiculisée par plusieurs. Cette réaction était prévisible et l’indignation que suscite cette décision survient presque immédiatement après la mise en œuvre de la tarification de la pollution par le carbone, ce qui ne peut qu’aggraver les choses sur ces deux fronts. Le gouvernement aurait dû s’assurer que les premières annonces seraient jugées selon leur bienfondé, mais ce n’était apparemment pas sa priorité. Maintenant, alors que le Canada s’apprête à dépenser 450 millions de dollars par l’entremise de ce programme, Loblaws devient le « visage » du Fonds. Il pourrait être désormais plus difficile de convaincre le public de l’utilité du FEFEC.

Pour la défense du FEFEC, il est bon de rappeler, que grâce à la mise à niveau de ces systèmes de réfrigération, la réduction des émissions de carbone de Loblaws équivaudra à retirer 50 000 voitures de la circulation. C’est là un excellent résultat que personne ne peut contredire. Nous pouvons tous nous entendre pour dire que la modernisation de ces systèmes est un excellent projet. Le problème est le suivant : Loblaws aurait pu facilement payer tous les coûts associés à cette modernisation, sans oublier que l’entreprise en tirera bien des avantages.

Mettons la situation en contexte. La société Loblaws est le plus grand acteur du secteur de l’alimentation au Canada. Elle possède les magasins Loblaws, Superstore, Fortinos et Pharmaprix. En 2018, elle a enregistré des recettes de 46,6 milliards de dollars, une somme astronomique. Nous savons également que l’entreprise est détenue par l’une des plus riches familles au Canada (en fait, la famille se classe au 3e rang). Son principal propriétaire est Galen Weston : ses actifs sont évalués à 7,8 milliards de dollars. Lorsqu’on tient compte de tous ces renseignements, il n’est pas difficile de comprendre que l’entreprise n’avait pas besoin de l’argent des contribuables pour moderniser ses magasins pour qu’ils soient plus efficaces et ainsi, ultimement, réduire ses coûts en énergie.

Mais cette affaire n’est pas la seule dans laquelle est impliquée la société Loblaws et la plupart des gens le savent. En effet, Loblaws a été le point de départ du stratagème visant à fixer le prix du pain, stratagème qui a gonflé artificiellement le prix de cet aliment pendant 15 ans. Après que son stratagème a été exposé au grand jour, Loblaws a proposé à ses clients des cartes cadeaux en guise de dédommagement. Elle a ensuite été accusée de demander trop de renseignements personnels aux consommateurs qui s’inscrivaient pour profiter de son offre. La société a également été surprise à tenter de profiter des paradis fiscaux pour éviter de payer des impôts et elle s’est opposée à l’augmentation du salaire minimum en Ontario et en Alberta.

De plus en plus de gens croient que cette subvention aurait pu être mieux utilisée. Or le FEFEC a été conçu pour subventionner uniquement de grands projets, favorisant du coup les grandes sociétés au détriment des petites entreprises et des organisations communautaires qui auraient davantage besoin de cette aide. On pourrait dresser une très longue liste de choses à faire avec ces 12 millions de dollars, mais pensons d’abord à quelques façons dont cet argent aurait pu servir dans la circonscription d’Algoma—Manitoulin—Kapuskasing.

Grâce à une telle subvention, nos petits épiciers indépendants auraient pu moderniser leur magasin et les rendre plus efficaces au plan énergétique. Cette subvention aurait aussi pu servir à moderniser et à accroître l’efficacité d’infrastructures comme des arénas, des piscines ou des centres communautaires. On aurait pu investir dans le transport en commun (autobus et train passager) tout en réduisant les émissions de carbone. On aurait aussi pu lancer des initiatives pour aider les gens à accroître l’efficacité énergétique de leur résidence, notamment au moyen d’un programme de rénovation comme Écoénergie, qui a été si populaire et qui a aidé de nombreux Canadiens, au lieu de milliardaires. De tels programmes auraient certainement laissé une impression plus positive du FEFEC.

Le programme actuel devient plutôt aujourd’hui un autre aspect négatif de la tarification de la pollution causée par le carbone. On risque maintenant de décourager le public, qui pourrait être tenté d’abandonner la lutte contre les changements climatiques. Le FEFEC n’a rien fait pour éliminer la politique de la lutte contre les changements climatiques; en vérité, il a fait tout le contraire. Il y avait bien des façons plus intelligentes d’investir cet argent pour encourager le public à appuyer le FEFEC, mais le gouvernement les a mises de côté. Le projet phare de ce programme est devenu un désastre au chapitre des relations publiques.

 

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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