Gas price issues go well beyond taxes

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Carol Hughes, MP
Carol Hughes, MP

Most of us understand that breaking society’s reliance on fossil fuels will be an important part of addressing our environmental challenges.  At the same time, we are firmly entrenched in a culture that relies on these fuels, especially for transportation.  Until electric vehicles become competitive in terms of price, performance (think towing), and the ability to cover great distances, we will remain reliant on combustion fueled vehicles.  That means most of us buy gas at the pump where fluctuating prices and a sense of being gouged are common features.

In the north we feel this more but no matter where we live Canadians are routinely subjected to prices that fluctuate wildly, mainly due to speculation and market jitters.  Most of that guess work relates to global security, but other factors such as refinery capacity come into play.  Even with that knowledge there is a nagging suspicion that more could be done to ensure those prices are fair.

While some politicians have pointed at the carbon tax as the breaking point for Canadians at the pump, statistics don’t really bear that out since the big leap we experienced after its roll out was mirrored at pumps in the US. On top of that, prices were this high under the previous government’s run.  Whether you like it or not, the carbon tax isn’t responsible for a big jump in fuel prices and anything beyond 4 cents a litre is on fuel companies that raise prices for things as notional as seasonal adjustments.  Ask yourself if the same carbon-tax crusading politicians are willing to challenge the companies setting the price at the pumps and the honest answer is no.

A look at the registered lobbying record for the Canadian Association of Petroleum Producers (CAPP) might help explain why the official opposition isn’t interested in that path.  During Stephen Harper’s majority, the CAPP lobbied them over 100 times.  While that has dropped off in recent years, it might be explained by the fact that the Conservatives handed the CAPP everything they asked for and the current government hasn’t changed much back– especially with respect to weaker environmental legislation.

That said, if there are factors out of our control when it comes to the price at the pumps, there are others that are potentially within it.  The difficulty then becomes convincing any government to take up the task.  Consider how no recent government has even considered supporting initiatives to ensure consumers aren’t being ripped off at the pumps.  That means there’s zero appetite to make sure collusion isn’t taking place as prices are set or that standardized amounts are being sold.

For more than a decade New Democrats challenged governments to create an ombudsman to advocate for Canadians at the pump.  That would help ensure we aren’t being gouged by collusion among fuel companies setting prices artificially high.  Another area the ombudsman could help with is determining whether fuel pumps are accurate so that people are receiving the fuel they pay for.  As it is, the pumps aren’t inspected and reports indicate they routinely charge people the wrong amount.

With gas prices soaring again there is nothing to protect Canadians from being gouged. A gas price monitoring agency was being established until it was destroyed by the previous government.  New Democrats fought for its return and for the creation of an ombudsman so that there is some semblance of balance for consumers in the equation.  While the fact that we are still reliant on fossil fuels must be acknowledged as we move towards a green economy, there is room to protect consumers who have little choice but to use these fuels and don’t deserved to be gouged on every front.

 

Les problèmes liés au prix de l’essence sont loin de se limiter aux taxes

La plupart d’entre nous comprennent qu’affranchir la société de sa dépendance aux carburants fossiles sera un atout important pour relever les défis d’ordre environnemental. Parallèlement, en raison d’une culture fermement enracinée chez nous, nous misons sur ces carburants, surtout pour le transport. Tant que les véhicules électriques ne seront pas compétitifs quant au prix, aux performances (je pense à la capacité de remorquage, par exemple) et à la capacité de franchir de grandes distances, nous continuerons à conduire des véhicules consommant du carburant. Cela signifie que la majorité d’entre nous achètera de l’essence à la pompe, là où la fluctuation des prix et le sentiment d’être arnaqué sont constamment présents.

Dans le Nord, nous ressentons davantage ces réalités, mais peu importe où les Canadiens vivent, ils sont régulièrement assujettis à des prix qui fluctuent énormément, surtout à cause de la spéculation et de la nervosité des marchés. Pour l’essentiel, cette instabilité s’explique par l’état de la sécurité mondiale, mais d’autres facteurs, tels que la capacité des raffineries, entrent en jeu. Malgré tout, nous avons constamment l’impression qu’il est possible de faire plus pour garantir l’équité de ces prix.

Certains politiciens ont dénoncé la taxe sur le carbone comme étant le point de rupture des Canadiens à la pompe, mais les statistiques ne confirment pas vraiment cela, étant donné que le grand saut que nous avons connu après l’entrée en vigueur de la taxe s’est aussi produit aux États-Unis. En outre, les prix étaient aussi élevés sous le gouvernement précédent. Qu’on le veuille ou non, la taxe sur le carbone n’explique pas la hausse marquée des prix de l’essence; toute hausse supérieure à quatre cents le litre est imputable aux pétrolières qui augmentent les prix pour des motifs aussi théoriques que les ajustements saisonniers. Demandez-vous si les mêmes politiciens qui militent contre la taxe sur le carbone sont disposés à défier les entreprises qui fixent les prix à la pompe : s’ils sont honnêtes, ils répondront par la négative.

Un examen des interventions des lobbyistes enregistrés, dont l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP) fait partie, aidera sans doute à expliquer pourquoi l’opposition officielle ne souhaite pas emprunter cette voie. Sous le gouvernement Harper majoritaire, l’ACPP a exercé des pressions sur lui plus de 100 fois. L’activité de cette dernière a diminué au cours des dernières années, mais la situation pourrait s’expliquer par le fait que les conservateurs ont accordé à l’ACPP tout ce qu’elle demandait et que le gouvernement actuel n’a pas fait grand-chose pour renverser la vapeur… surtout en ce qui concerne l’affaiblissement des lois sur la protection de l’environnement.

Cela dit, s’il y a des facteurs hors de notre portée relativement aux prix à la pompe, il y en a d’autres sur lesquels nous pouvons peut-être influer. La difficulté réside alors dans la nécessité de convaincre le gouvernement, quel qu’il soit, de prendre les choses en mains. Voyez qu’aucun gouvernement récent n’a même envisagé d’appuyer des initiatives pour garantir que les consommateurs ne sont pas exploités à la pompe. En d’autres mots, aucun gouvernement n’est prêt à faire en sorte qu’il n’y ait aucune collusion en matière de prix, ou que les volumes normalisés soient vendus.

Depuis plus d’une décennie, les néo‑démocrates exhortent les gouvernements à nommer un ombudsman qui défendra les Canadiens et les Canadiennes à la pompe. Cela aiderait à faire en sorte que nous ne soyons pas arnaqués par les pétrolières qui, par compérage, fixent les prix à un niveau artificiellement élevé. L’ombudsman pourrait aussi voir à ce que les pompes soient bien calibrées pour que les consommateurs obtiennent bien la quantité d’essence qui leur est facturée. Dans l’état actuel des choses, les pompes ne sont pas inspectées, et les rapports révèlent que des quantités non conformes à la norme sont régulièrement facturées aux automobilistes.

Maintenant que les prix de l’essence montent en flèche encore une fois, rien ne protège la population canadienne contre l’exploitation éhontée. Une agence de contrôle des prix de l’essence était en train d’être établie, mais le gouvernement précédent a torpillé le projet. Les néo‑démocrates se sont battus pour la reprise des efforts en ce sens et pour la création d’un poste d’ombudsman, de manière qu’existe un certain équilibre pour les consommateurs dans l’équation. Certes, il faut admettre que nous dépendons encore des combustibles fossiles pendant que nous évoluons vers une économie verte, mais il est possible de protéger les consommateurs qui n’ont d’autre choix que d’utiliser ces carburants et qui ne méritent pas d’être exploités sur tous les plans.

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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