Government handouts to rich corporations continue

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What is it about profitable corporations that makes governments want to pave the way for them?  Netflix doesn’t pay taxes in Canada?  No problem, they were offered a sweetheart deal to produce a meager amount of content here which costs far less than their tax bill would have.  Cities around North America fell over themselves offering tax breaks and other incentives when Amazon was searching for a location to build a new headquarters. In Canada, the city of Ottawa gave Amazon an $800,000 leg-up just to build a warehouse on the outskirts of town.  The phenomenon repeats itself time and again showing the willingness of governments at every level to engage in corporate welfare.

With that in mind, it’s not too surprising to learn the government extended a $50 million freebie that helped MasterCard decide Vancouver is the best location to develop a new cyber-security centre.  The government is quick to defend their actions, claiming the project fits into their Strategic Innovation Fund.  Critics are reminded of the way a $12 million gift to Loblaws fit neatly inside the government’s climate plan despite that company’s clear ability to replace their inefficient freezers themselves.  It also came on the heels of a lawsuit that showed Loblaws bilked Canadians on the price of bread for years.

The government also claims their investment is about job creation.  They say MasterCard will create hundreds of jobs in BC and across the country because of it. These are vague arguments that are designed as talking points most of all.  If those hundreds turn out to be an even 200 then these jobs will cost a quarter of a million dollars each!  That’s a hugely expensive investment from the same government that can’t come up with a couple of million for passenger rail services to support a $50 million tourism economy in Algoma. The difference seems to be the scale of the ask and the stature of those asking.  On the one hand you have corporate lobbyists and insiders with no end of access to decision makers in Ottawa, while the latter is a First Nation working with tourism and advocacy groups.

The public is often asked to foot the bill for big projects.  Think of how many cities end up building arenas for pro-sports teams.  This continues despite studies that show those investments don’t create enough jobs to justify the use of resources which could be better used on projects that benefit more people.  The civic pride argument is spurious since emotions don’t foot the bills for infrastructure and capacity building projects. On top of that, many arena investments are arrived at after what can only be described as blackmail on the part of team ownership.  The city of Calgary has just gone through this with their hockey franchise.

When it comes to the federal government, the jobs argument can be turned on its head.  Why do we need to invest in corporations that regularly turn billions in profits while our small and medium sized businesses are left to go-it-alone, despite their earned reputations as true job creators? For its part, MasterCard turned $16 billion in profit last year alone.  Loblaws is owned by the Weston family who are among the very wealthiest of all Canadians.  These are not businesses that are struggling to turn profit, yet they are receiving great sums of our hard-earned tax dollars.

The notion of socialism for the wealthy and rugged individualism for the poor (and pretty much everybody else) has been around since the early 1960s, but the practice has been picking up speed in Canada lately.  MasterCard is just the latest example of companies that are given money to do what they were going to do anyway.  There’s no doubt that company required investment in cyber security to safeguard their business.  The genius is how they managed to get everyday Canadians to foot a big chunk of that bill.


Le gouvernement continue d’aider les riches entreprises

Pourquoi les gouvernements sont-ils si déterminés à aider les entreprises rentables? Netflix ne paie pas d’impôts au Canada? On n’y voit aucun inconvénient, et on lui a proposé une entente de faveur, aux termes de laquelle l’entreprise s’est engagée à produire une maigre quantité de contenu ici, ce qui lui coûte bien moins cher que les impôts qu’elle aurait dû payer. Des villes d’Amérique du Nord se sont empressées d’offrir des réductions d’impôts et d’autres mesures incitatives quand Amazon cherchait un endroit pour construire un nouveau siège social. Au Canada, la ville d’Ottawa a donné un coup de pouce de 800 000 $ à Amazon uniquement pour la construction d’un entrepôt en périphérie de la ville. Le phénomène se répète sans cesse, ce qui montre que les gouvernements, à tous les échelons, sont disposés à subventionner des entreprises parasites.

Dans cette optique, il n’est pas très surprenant d’apprendre que le gouvernement a accordé une subvention de 50 millions de dollars qui a aidé MasterCard à décider que Vancouver est le meilleur endroit pour établir un nouveau centre de cybersécurité. Le gouvernement a vite défendu ses actions, affirmant que le projet s’inscrit dans le cadre du Fonds stratégique pour l’innovation. Ceux qui critiquent cette décision se souviennent qu’un don de 12 millions de dollars fait à Loblaws s’inscrivait parfaitement dans le plan climatique du gouvernement, même s’il était évident que cette société avait la capacité de remplacer elle-même ses congélateurs inefficaces. Cette somme a aussi été accordée tout juste après un procès ayant montré que Loblaws avait escroqué les Canadiens relativement au prix du pain pendant des années.

Le gouvernement prétend également que son investissement est axé sur la création d’emplois. Il affirme que MasterCard créera des centaines d’emplois en Colombie-Britannique et dans tout le pays grâce à celui-ci. Ces arguments vagues sont surtout de beaux discours. En effet, si cette subvention donne lieu à la création d’exactement 200 emplois, cela veut dire qu’ils auront coûté un quart de million de dollars chacun! C’est un investissement extrêmement coûteux de la part du même gouvernement qui n’arrive pas à trouver quelques millions de dollars pour les services ferroviaires de passagers afin de soutenir une économie touristique de 50 millions de dollars dans la circonscription d’Algoma. On semble faire une distinction en fonction de la portée de la demande et du prestige de ceux qui la formulent. D’un côté, il y a les lobbyistes et les initiés des entreprises, qui n’ont jamais de mal à avoir accès aux décideurs à Ottawa; de l’autre, il y a une Première nation travaillant avec les groupes de promotion du tourisme et de défense des intérêts.

La population est souvent invitée à payer la note pour les grands projets. On n’a qu’à penser au nombre de villes qui construisent des arénas pour des équipes sportives professionnelles. Cette pratique se poursuit, même si des études indiquent que ces investissements ne créent pas assez d’emplois pour justifier le recours à des ressources qui pourraient être mieux utilisées dans des projets profitant à plus de gens. L’argument de la fierté civique est fallacieux, car les émotions ne paient pas la facture des projets d’infrastructure et de renforcement des capacités. En outre, de nombreux investissements dans les arénas sont effectués après que les équipes propriétaires eurent exercé ce qui ne peut être décrit que comme du chantage. C’est ce que la ville de Calgary vient de vivre avec son équipe de hockey.

En ce qui a trait au gouvernement fédéral, l’argument de l’emploi peut se retourner contre lui. Pourquoi devrions-nous investir dans des entreprises qui réalisent régulièrement des milliards de dollars de profits, alors que nos petites et moyennes entreprises sont laissées à elles-mêmes, même si elles ont la réputation bien méritée d’être de véritables créatrices d’emplois ? Master Card a réalisé des profits de 16 milliards de dollars l’an dernier seulement. Loblaws est la propriété de la famille Weston, qui fait partie des Canadiens les plus riches. Ce ne sont pas des entreprises qui ont de la difficulté à dégager des profits, mais elles reçoivent pourtant de grandes sommes, puisées dans l’argent durement gagné des contribuables.

La notion de socialisme pour les riches et d’individualisme farouche pour les pauvres (et presque tous les autres) existe depuis le début des années 1960, mais la pratique s’est récemment accélérée au Canada. MasterCard n’est que le dernier exemple d’une entreprise à qui l’on donne de l’argent pour qu’elle puisse faire ce qu’elle allait faire de toute façon. Il ne fait aucun doute que cette entreprise a dû investir dans la cybersécurité pour protéger ses activités. Le génie, c’est qu’elle a réussi à faire payer une grande partie de cette facture aux Canadiens ordinaires.

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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