Democrats in US deliver NDP improvements to CUSMA trade deal

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NAFTA was signed in 1994 with the promise of jobs, rising productivity, and secure access to the largest market in the world.  What it delivered for Canada was 400,000 lost manufacturing jobs and the decimation of our textile industry.  Many of those jobs moved to Mexico with its low-wage economy that could suddenly sell finished products back into Canada and the U.S. without penalty.  This came to be true for the automotive sector as well with layoffs hitting southern Ontario as Mexican production ramped up.

At the time, New Democrats’ concerns for job-losses were brushed aside as were our warnings that NAFTA’s investor-state resolution mechanism (chapter 11) constituted a threat to our ability to make sovereign decisions.  Then, job losses mounted, and Canada was sued numerous times for things like trying to ban the gasoline additive MMT – a suspected neurotoxin.  NAFTA’s provisions made it easy for that American company to sue us for $20 million and force an apology.  Instead of being able to protect our environment and health, chapter 11 allowed a company to over-ride our government.  That is the loss of sovereignty the government was warned about.

NAFTA lasted 25 years until Donald Trump decided he didn’t like it.  As he set negotiators to work on its replacement, he also started a multi-front trade war that hit Canada with tariffs on Aluminum and Steel. This added to the sense of urgency but shouldn’t have affected our negotiations on a new agreement.  It did, and the government was prepared to accept a quickly negotiated Canada-United States-Mexico Agreement (CUSMA) that still had room for improvement as the best that we could hope for.

It took the Democrat led Congress in the United States to improve the deal.  They are the ones who proposed the elimination of the chapter 11 investor-state dispute settlement mechanism that gave Ethyl Corporation its win over Canadians’ health and the environment. In fact, our government initially said they would fight to keep it. It was the Democrats who introduced provisions enabling monitoring and enforcement of labour standards in Mexico. And, it was Congress that stood up to drug companies and eliminated measures that would have raised the cost of prescription drugs.

It’s distressing that it took the insistence and work of American politicians before our government admitted the deal could be improved. After dismissing NDP concerns about labour standards, drug prices, and the chapter 11 mechanism, the government suddenly realized that better was possible. To hear that CUSMA had flaws was not surprising, but to hear that from the government was a shock, especially given how dismissive they were of the same ideas when they came from the NDP.

While the new deal is being studied at committee, New Democrats are saying that now is the time to examine how trade deals are negotiated and ways that can be improved.  That starts with making the process more open and transparent by involving Parliament from the outset. We can build confidence by formalizing the consultation process so Canadians know when, where, and how they will be able to express their hopes and concerns for a proposed trade agreement, and by ensuring that all the appropriate people, organizations, and institutions are consulted.

Canadians shouldn’t have to depend on politicians from other countries to get us a better deal at the bargaining table. Instead, they should have confidence that their government is at the table fighting for them and not acting on the wishes of corporate lobbyists.  That’s why New Democrats are calling for a process to ensure that happens from the outset.

Les démocrates américains font adopter les améliorations proposées par le NPD relativement à l’ACEUM

L’ALENA a été signé en 1994, promettant des emplois, une productivité accrue et un accès sûr au plus grand marché dans le monde. Il en a résulté que le Canada a perdu 400 000 emplois manufacturiers et a assisté à la ruine de son industrie du textile. Nombre des emplois perdus se sont déplacés au Mexique, où les faibles salaires permettaient tout à coup de vendre des produits finis au Canada et aux É.‑U. sans pénalité. La situation a aussi fini par toucher le secteur automobile, l’augmentation de la production mexicaine entraînant des mises à pied dans le sud de l’Ontario.

À l’époque, les inquiétudes des néo-démocrates à l’égard des pertes d’emplois avaient été balayées, tout comme nos avertissements indiquant que le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États de l’ALENA (chapitre 11) constituait une menace à notre capacité à prendre des décisions souveraines. Puis, les pertes d’emplois se sont amplifiées et le Canada a été poursuivi à de nombreuses reprises pour des choses comme avoir tenté d’interdire l’additif pour essence MMT – une neurotoxine présumée. Profitant des dispositions de l’ALENA, l’entreprise américaine concernée a eu beau jeu de nous poursuivre pour 20 millions de dollars et d’exiger des excuses. Plutôt que d’assurer la protection de notre environnement et de notre santé, le chapitre 11 a permis à une entreprise de bafouer notre gouvernement. Voilà la perte de souveraineté dont le gouvernement avait été prévenu.

L’ALENA a duré 25 ans, jusqu’à ce que Donald Trump décide qu’il ne l’aimait pas. Ce dernier a mandaté des négociateurs pour travailler au remplacement de l’accord, tout en lançant sur plusieurs fronts une guerre commerciale au cours de laquelle le Canada a été frappé de tarifs sur l’aluminium et l’acier. Si la situation ajoutait au sentiment d’urgence, elle n’aurait pas dû influer sur nos négociations pour un nouvel accord. Mais elle l’a fait, et le gouvernement s’est montré prêt à accepter un Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) rapidement négocié et pouvant encore être amélioré, en le présentant comme étant ce que l’on pouvait espérer de mieux.

Il aura fallu un Congrès américain à majorité démocrate pour améliorer l’accord. Ce sont les démocrates qui ont proposé l’élimination du mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États, prévu au chapitre 11, lequel avait permis à Ethyl Corporation de remporter la victoire aux dépens de la santé et de l’environnement des Canadiens. En fait, notre gouvernement avait d’abord déclaré qu’il allait se battre pour le conserver. Ce sont les démocrates qui ont proposé des dispositions permettant la surveillance et l’application des normes du travail au Mexique. En outre, c’est le Congrès qui a tenu tête aux compagnies pharmaceutiques et éliminé des mesures qui auraient fait augmenter le coût des médicaments d’ordonnance.

Il est désolant de constater qu’il a fallu l’insistance et le travail de politiciens américains pour que notre gouvernement admette que l’accord pouvait être amélioré. Après avoir rejeté les préoccupations du NPD au sujet des normes du travail, du prix des médicaments et du mécanisme prévu au chapitre 11, le gouvernement s’est soudainement rendu compte qu’un meilleur accord était possible. Le fait que l’ACEUM comportait des lacunes n’est pas surprenant, mais il est scandaleux de l’entendre dire par le gouvernement, particulièrement quand on sait combien il était dédaigneux de ces mêmes idées lorsqu’elles venaient des néo-démocrates.

Le nouvel accord étant en ce moment à l’étude en comité, les néo-démocrates sont d’avis qu’il faut maintenant examiner le processus de négociation des accords et envisager des manières de l’améliorer. Pour ce faire, il faut commencer par rendre le processus plus ouvert et transparent en y intégrant le Parlement dès le départ. On peut accroître la confiance à l’égard du processus en officialisant le mécanisme de consultation afin que la population canadienne sache où, quand et comment elle pourra exprimer ses espoirs et ses inquiétudes relativement à un projet d’accord commercial, et en veillant à ce que toutes les personnes, organisations et institutions concernées soient consultées.

Les Canadiens ne devraient pas avoir à dépendre des politiciens d’autres pays pour leur obtenir un meilleur accord à la table de négociation. Ils devraient plutôt avoir l’assurance que leur gouvernement défend leurs intérêts et qu’il ne cède pas aux pressions de lobbyistes d’entreprises. Voilà pourquoi les néo-démocrates demandent l’établissement d’un processus qui veillera à ce que cela se produise dès le départ.

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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