April 28th National Day of Mourning takes a different tone

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Few among us would have imagined that we would find ourselves in a situation quite like this.  With the battle to quell, control, and ultimately vaccinate against the COVID-19 pandemic raging, most of us are relegated to the sidelines to do our part in the greatest unified effort this country has undertaken in generations.  Instead of soldiers, this battle is being fought by those providing essential services and, of course, our medical community who are the equivalent of front-line combatants. While many of us would prefer to do more to help safeguard us against the pandemic, these individuals have been asked to do more to achieve the same goal.

The pandemic has changed how we view many things and one consideration is the safety of the spaces we work within.  What many of us took for granted, the safety of places like hospitals or long term care facilities, is now a source of anxiety for those deemed essential.  Where in the past we would have considered jobs dangerous because they exposed workers to physical risk, we now see risk in the form of exposure to a virus that, at its worst, can kill.  This brings a whole new focus to how we will mark this year’s National Day of Mourning on April 28th.

Exposure to risk has always been a theme for the National Day of Mourning, a day that commemorates those who lost their lives, were injured, or became sick at work.  In years past we have gathered to mark the day in places like the Miner’s Memorial in Elliot Lake.  While the occasion is somber, there is always an air of determination among participants who invigorate the event by committing to the awareness and action that is required to create and maintain safer work environments.

As mentioned, Day of Mourning ceremonies in the past mostly focused on manufacturing, industrial, and resource-based jobs since those were the careers that put most people at risk. This year, we will be thinking about those whose workplaces that might seem safer at first blush but have become so much more dangerous in just a few weeks.  This highlights the precariousness of workplace safety and the fact that the effort required to keep these spaces both healthy and safe is an ongoing event.

This is something we can carry forward once the pandemic has passed. The concern we feel for those providing essential services and our medical professional is something that we have learned to consider, but prior to COVID-19, didn’t give as much thought to as we might have.  That concern should be a feature of our consideration for all workers going forward.  While we might not argue that we let our guard down, the fact is that we probably shouldn’t have been so ill-prepared to safe-guard those we are relying on now.  Personal Protective Equipment (PPE) is a perfect example of a safe-guard that was allowed to slide, even though we were aware that an event like this would occur. Ebola, H1N1, SARS, and MERS were ample warnings, but fell on ears deafened by the quest for more economic growth.

Now we must consider whose economic fortunes were best served. Instead of pursuing greater public safety, we chose to put off preparedness.  We moved manufacturing for many items, we are now desperate for, out of the country to pursue cheaper work-forces and laxer regulations in those locations.  This didn’t just stretch our supply lines, it made it more difficult for us to provide PPE for all who truly require it – right now.

While we struggle to ensure medical professionals have the PPE they require, many others who are at risk because they perform essential services but are left to their own devices to ensure their safety.  One example is people who work in congregate living settings such as those who attend to individuals with developmental disabilities. These people already performed difficult work with the potential for physical risk. Now, as we witness the tragedy unfolding in retirement and long-term care homes that became hot-spots for COVID-19, workers in congregate living spaces are rightfully asking themselves if their workplace might be next.  Let’s remember essential service staff like those this year as we mark the National Day of Mourning for workers and commit to extend better health safety measures to all workplaces.

Le 28 avril, le Jour de deuil national prend un autre ton

Peu d’entre nous auraient imaginé se retrouver dans une telle pandémie.  Alors que la bataille pour réprimer, contrôler et finalement vacciner contre la COVID-19 qui rage, la plupart d’entre nous sont relégués de faire notre part dans un plus grand effort unifié qu’on a jamais entrepris dans ce pays depuis des générations.  Au lieu de soldats, cette bataille est menée par ceux qui fournissent des services essentiels et, bien sûr, par notre communauté médicale qui est l’équivalent des combattants de première ligne. Alors que la plus part d’entre nous préféreraient en faire plus pour nous protéger contre la pandémie, on demande à ces gens d’en faire encore plus pour atteindre le même objectif.

La pandémie a changé notre façon de voir beaucoup de choses et une des considérations est la sécurité des espaces dans lesquels nous travaillons.  Ce que beaucoup d’entre nous prend pour acquis, la sécurité de lieux comme les hôpitaux ou les foyers de soins de longue durée, est désormais une source d’anxiété pour les travailleurs et travailleuses qui sont jugés essentiels.  Alors que dans le passé, nous avons considéré des emplois dangereux parce qu’ils exposaient les travailleurs à un risque physique, nous voyons maintenant le risque sous la forme d’une exposition à un virus qui, dans le pire des cas, peut tuer.  Cela nous permet de mettre l’accent sur la façon dont nous allons marquer le jour de deuil des travailleurs ce 28 avril.

L’exposition au risque a toujours été un thème pour la Journée de deuil des travailleurs, une journée qui commémore ceux qui ont perdu la vie, ont été blessés ou sont tombés malades au travail en raison de maladies professionnelles. Au fil des années passées, nous nous sommes réunis pour marquer cette journée dans des endroits tel que le Monument commémoratif des mineurs à Elliot Lake.  Bien que l’occasion soit sombre, il y a toujours un air de détermination parmi les participants qui dynamisent l’événement en s’engageant à la sensibilisation et à l’action nécessaires pour créer et maintenir des environnements de travail plus sains et plus sécuritaires.

Les cérémonies du Jour de deuil se concentraient dans le passé principalement sur les emplois dans les secteurs manufacturier, industriel et des ressources naturelles, car ce sont les carrières qui mettent le plus de gens en danger. Cette année, nous nous nous concentrerons sur ceux dont les lieux de travail, semblaient être plus sécuritaire à première vue alors que nous reconnaissons maintenant qu’ils sont devenus plus dangereux qu’ils ne l’étaient avant cette pandémie. Cela souligne la précarité de la sécurité sur le lieu de travail et le fait que l’effort nécessaire pour maintenir ces espaces à la fois sains et sûrs est un événement permanent.

C’est une chose que nous pourrons poursuivre une fois la pandémie passée. Nous avons appris à prendre en compte les préoccupations des prestataires de services essentiels et de nos professionnels de la santé, mais avant COVID-19, nous n’y avions pas autant réfléchi que nous aurions dû faire.  Cette préoccupation devrait être un élément de notre considération pour tous les travailleurs à l’avenir.  Nous ne pouvons dire que nous avons baissé notre garde, mais le fait demeure que nous n’aurions probablement pas dû être si mal préparés pour protéger les gens sur lesquels nous comptons maintenant.  L’équipement de protection individuelle (EPI) est un exemple parfait de garde-corps que l’on a laissé glisser, même si nous étions conscients qu’un tel événement allait éventuellement se produire. Le virus Ebola, le virus H1N1, le SRAS et le virus SRMO ont été de nombreux avertissements, mais ils sont tombés dans la sourde oreille, en raison de la recherche d’une plus grande croissance économique.

Nous devons maintenant nous demander qui a été le mieux servi par les intérêts économiques. Au lieu de rechercher une plus grande sécurité publique, nous avons choisi de remettre à plus tard la préparation.  Nous avons délocalisé la fabrication de nombreux articles, que nous cherchons maintenant désespérément, à l’extérieur du pays afin d’obtenir une main-d’œuvre moins chère et des réglementations plus souples dans ces endroits.  Cela n’a pas seulement étiré nos lignes d’approvisionnement, mais nous a rendu plus difficile d’obtenir la fourniture d’EPI à pour tous ceux et celles qui en ont vraiment besoin – à l’heure actuelle.

Alors que nous nous efforçons de garantir que les professionnels de la santé disposent des EPI dont ils ont besoin, de nombreuses autres personnes sont en danger parce qu’elles fournissent des services essentiels, mais sont laissées pour compte afin d’assurer leur sécurité.  C’est le cas, par exemple, pour ceux et celles qui travaillent dans des centres d’hébergement collectif qui s’occupent de personnes ayant une déficience intellectuelle. Ces travailleurs et travailleuses ont déjà effectué un travail difficile avec un risque physique potentiel. Aujourd’hui, alors que nous assistons à la tragédie qui se déroule dans les maisons de retraite et les foyers de soins de longe durée qui sont devenues des endroits chauds pour la COVID-19, les travailleurs dans les centres d’hébergement collectif se demandent à juste titre si leur lieu de travail pourrait être le prochain.  Cette année surtout, souvenons-nous du personnel des services essentiels, alors que nous commémorons la Journée de deuil des travailleurs et que nous nous engageons d’assurer que tous ces lieux de travail seront munis avec des meilleures mesures sécuritaires et de l’équipement de protection individuelle nécessaire.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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