Front-line workers remain critical to our efforts

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With the flurry of activities related to a greater easing of pandemic-related restrictions, it is tempting to think we may have COVID-19 on the run but that’s not the case. We have been successful in our attempts to limit the worst effects of the first wave which is commendable.  That doesn’t mean the threat has expired, only that we are better prepared to face the next round which experts tell us will surely arrive. When it does, it is guaranteed that we will rely on front-line workers such as grocery store clerks.

That’s why it’s so surprising and disheartening to learn that Loblaws will be revoking the hourly increase they gave their employees who put themselves in harm’s way to ensure we could buy groceries.  For the company, this is shaping up to be a black eye with memories of the bread scandal and the $12 million Loblaws received from tax payers to upgrade their freezers fueling the outrage aimed at owner Galen Weston – one of Canada’s five richest men.  The praise he received when he extended the increase has disappeared and social media is full of outrage with people claiming they have spent their last dime in his stores.

Boycott politics can work and are a helpful tool for those who have the choice of exercising the option, but not everybody does.  A better solution would be to ensure that people in these jobs and many comparable positions are provided with a living wage, benefits, and paid sick days.  It is incredible that New Democrats had to negotiate for the federal government to discuss paid sick days with the provinces when our own public health officials are warning Canadians not to go out in public if they don’t feel well.  The idea seemed to have escaped the government, yet offers one of the best tools to halt the spread of disease in general and COVID-19 in particular.

Prior to the pandemic, employees in low-paying jobs were often asked to report to work even if they were sick.  Many others couldn’t afford to lose a shift and hid their illness.  With paid sick days both scenarios would be reduced.  Despite the clear evidence to importance of paid sick days, some premiers have been luke-warm to the idea.  It speaks to a lack of respect for people with little economic clout and a dysfunction in our system.  Instead of protecting the population, too many in power relent to the wishes of the business community.  For a lot of people, that is not how one best represents the population they serve.

A New Democrat led campaign to set the federal minimum wage at $15 an hour was met with similar reluctance. Our economy has become fueled by cheap and disposable labour. Before the pandemic, almost half of all Canadians were $200 away from debt.  Many of those are employed in the service industry which some estimates suggest accounts for 75% of all jobs and 78% of our GDP.  While not all these jobs are equally precarious, we understand that the constant increase in part-time jobs with no benefits and no sick days had painted us into a corner once the pandemic arrived.

Left with no choice but to support these workers, the government was forced to introduce the Canada Emergency Response Benefit to tide people over.  Meanwhile, employers like Galen Weston have only become wealthier as everyday Canadians pick up the slack with their hard-earned tax dollars.

We should remember that employment models, tax structures, and demands placed on employers are arbitrary and can be re-worked in any fashion we choose.  The pandemic has proven what critics have been saying for years – that too many employees are undervalued and underpaid.  We will be relying on front-line workers again before this is over.  It’s never a bad time to say thank you and it’s never a bad time to demand your governments do more to ensure Canadians are better prepared to deal with unexpected financial burdens.  That starts with providing a living wage and paid sick days.

Les travailleurs de première ligne sont encore au cœur de notre lutte contre la COVID-19.

Compte tenu de l’avalanche d’activités liées à un assouplissement accru des restrictions imposées par suite de la pandémie, il est tentant de penser que nous avons vaincu la COVID-19, mais ce n’est pas le cas. Nous avons réussi à limiter les pires effets de la première vague, ce qui est louable. En effet, cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de menace, mais simplement que nous sommes mieux préparés pour faire face à la prochaine vague que les spécialistes jugent inévitable. Il ne fait aucun doute que nous compterons à ce moment-là sur des travailleurs de première ligne comme les commis d’épicerie.

C’est pourquoi il est si surprenant et décourageant d’apprendre que Loblaws va abolir l’augmentation de salaire pandémie accordée à ses employés qui mettent leur vie en danger pour que nous puissions nous alimenter. Pour l’entreprise, cette décision pourrait s’apparenter au scandale du pain qui a entaché sa réputation et à celui qu’a provoqué la subvention de 12 millions de dollars que Loblaws a reçue des contribuables pour rénover ses congélateurs. Ces scandales avaient soulevé la colère de la population à l’endroit du propriétaire Galen Weston, l’un des cinq hommes les plus riches du Canada. Les éloges qu’il a reçus lorsqu’il a prolongé l’augmentation ont disparu pour faire place à l’indignation relayée par les médias sociaux; des gens affirment en effet qu’ils ne remettront plus jamais les pieds dans ses magasins.

Le boycottage politique peut fonctionner et est un outil utile pour ceux qui ont le choix d’exercer cette option, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. Une meilleure solution serait de veiller à ce que les gens qui occupent ces emplois et de nombreux postes comparables reçoivent un salaire suffisant, des avantages sociaux et des congés de maladie payés. Il est incroyable que les néo-démocrates aient dû négocier pour que le gouvernement fédéral discute des congés de maladie payés avec les provinces alors que nos propres responsables de la santé publique avertissent les Canadiens de ne pas sortir en public s’ils ne se sentent pas bien. L’idée semblait avoir échappé au gouvernement, mais elle offre l’un des meilleurs outils pour freiner la propagation de la maladie en général et de la COVID-19 en particulier.

Avant la pandémie, les employeurs demandaient souvent aux employés occupant des emplois mal rémunérés de se présenter au travail même s’ils étaient malades. Beaucoup d’autres ne pouvaient se permettre de perdre un quart de travail et cachaient donc leur maladie. Un régime de congés de maladie payés constituerait une partie de la réponse dans les deux scénarios. Malgré les preuves évidentes de l’utilité des congés de maladie payés, certains premiers ministres provinciaux ne sont pas très chauds à cette idée. C’est un manque de respect pour les gens qui ont peu de poids économique et cela témoigne de la dysfonction de notre société. Au lieu de protéger la population, trop de politiciens au pouvoir se plient aux désirs du milieu des affaires. Pour beaucoup de gens, ce n’est pas la meilleure façon de représenter la population qu’ils servent.

Une campagne menée par les néo-démocrates pour établir le salaire minimum fédéral à 15 $ l’heure a été accueillie avec la même réticence. Notre économie est alimentée par une main-d’œuvre bon marché et jetable après usage. Avant la pandémie, près de la moitié des Canadiens n’avaient plus que 200 $ devant eux. Bon nombre d’entre eux travaillent dans le secteur des services qui, selon certaines estimations, représente 75 % de tous les emplois et 78 % de notre PIB. Même si tous ces emplois ne sont pas aussi précaires, nous comprenons que l’augmentation constante du nombre d’emplois à temps partiel, sans avantages sociaux et sans congés de maladie nous a acculés au pied du mur lorsque la COVID-19 s’est propagée.

Comme il n’avait d’autre choix que de soutenir ces travailleurs, le gouvernement a été forcé de mettre en place la Prestation canadienne d’urgence pour venir en aide à la population canadienne. Pendant ce temps, des employeurs comme Galen Weston ne font que s’enrichir au fur et à mesure que les Canadiens ordinaires comblent le manque à gagner avec leur argent durement gagné.

Il ne faut pas oublier que les modèles d’emploi, les structures fiscales et les exigences imposées aux employeurs sont arbitraires et peuvent être remaniés comme bon nous semble. La pandémie a prouvé ce que les critiques répètent depuis des années, c’est-à-dire que trop d’employés sont sous-estimés et sous-payés. Nous compterons de nouveau sur les travailleurs de première ligne avant que tout cela ne soit terminé. Il n’est jamais trop tard pour dire merci et demander à vos gouvernements d’en faire plus pour que les Canadiens soient mieux préparés à composer avec des fardeaux financiers imprévus. Tout cela commence par un salaire décent et des congés de maladie payés.

 

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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