Volunteer credit program to flow through WE Charity

0

Canada is embarking on a huge program designed to create work for students whose employment prospects have been waylaid by the COVID-19 pandemic. The money ($912 million) for the Canada Student Service Grant (CSSG) was announced in April, but the details were only filled in over the last week.

The money will be doled out exclusively through WE Charity, an international development charity and youth empowerment movement founded by former child activists, Craig Kielburger and his brother, Marc.  It grew out of the pair’s earlier effort, Free the Children and operates development programs in Asia, Africa, and Latin America with a focus on education, water, health, food and economic opportunity.  In North America, the charity engages in programming for young people promoting service learning and active citizenship.  It is best known for WE Day events that engage young people across the country.

WE Charity will roll out the CSSG for student volunteers who will be eligible to apply for a grant of $1,000 for every 100 hours of volunteering they complete.  The program will be capped for individuals at $5,000 or 500 hours. An initial criticism of the program is that the dollar amounts mean the volunteers would be working for less than minimum wage in every province – about $10 an hour.

The CSSG also has critics.  Volunteer Canada is worried it sets a dangerous precedence by paying volunteers. WE Charity offered to pay for Volunteer Canada’s expertise to work on the grant program recognizing how that organization’s help in promotion, advice on engaging other organizations and helping to create training content would have been invaluable to the effort.  The CEO for Volunteer Canada is worried the program will blur the line between volunteerism and work and turned the offer down.

When the Prime Minister encouraged students to volunteer in late April, there was little hint that the government would eventually monetize those efforts.  Now that there is a program aimed at paying students for volunteer hours, any work already performed won’t be eligible for consideration since the CSSG will only count hours accumulated as of June 25th.   Also left out of the program are students returning to high-school who use summer and part-time employment  to build for their futures and save for post-secondary education.

Perhaps the biggest worry about the CSSG are the close ties between the Prime Minister’s wife and the WE Charity. Sophie Grégoire Trudeau is an ambassador for the charity and has participated in several WE Day events.  That shouldn’t outright disqualify the charity, but when added to the Prime Minister’s comment that WE was the only charity that could have done the work, the questions begin to mount.

The program is needed, there’s little doubt of that.  Many traditional avenues for summer employment are not available this year and the CSSG will help off-set some of those losses for students.  But necessity isn’t enough of a reason to bypass transparency and accountability.  Canadians deserve reassurance on that front and cutting back-room deals, whether it’s with We Charity for the CSSG, or Amazon to distribute emergency supplies isn’t the best path for that exercise.

Un programme de crédit pour le travail bénévole sera mis en œuvre par l’entremise d’Organisme UNIS

Le Canada lance un vaste programme conçu pour créer du travail pour les étudiants dont les perspectives d’emploi ont été compromises par la pandémie de COVID‑19. Le financement (912 millions de dollars) réservé à la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant (BCBE) a été annoncé en avril, mais les détails n’ont été établis que dans la dernière semaine.

Les fonds seront distribués exclusivement par l’entremise d’Organisme UNIS, un organisme de bienfaisance voué au développement international ainsi qu’un mouvement d’autonomisation des jeunes fondés par d’anciens militants pour les droits des enfants, Craig Kielburger et son frère, Marc. Cet organisme, né des efforts menés par ces deux personnes dans le cadre de l’organisme Enfants Entraide, met en œuvre des programmes de développement, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, qui sont axés sur l’éducation, l’eau, la santé, l’alimentation et les perspectives économiques. En Amérique du Nord, l’organisme de bienfaisance met en œuvre des programmes pour les jeunes qui visent à promouvoir l’apprentissage par le service et l’engagement citoyen. L’organisme est surtout reconnu pour les événements de la Journée UNIS, auxquels participent des jeunes de partout au pays.

Organisme UNIS mettra en œuvre la BCBE pour soutenir les bénévoles étudiants qui seront admissibles à une bourse de 1 000 $ par tranche de 100 heures de travail bénévole réalisé. L’aide offerte à chaque personne dans le cadre du programme sera plafonnée à 5 000 $, soit l’équivalent de 500 heures. Le programme a d’abord été critiqué parce que le montant offert signifie que les bénévoles devraient travailler pour un salaire inférieur au salaire minimum dans toutes les provinces, soit environ 10 $ l’heure.

La BCBE est également critiquée. Bénévoles Canada craint qu’elle établisse un dangereux précédent en payant des bénévoles. Organisme UNIS a offert de payer Bénévoles Canada pour mettre à profit son expertise dans le cadre du programme de bourse, sachant que Bénévoles Canada aurait pu apporter une aide précieuse à cet effort en participant à la promotion, en donnant des conseils pour amener d’autres organismes à participer et en contribuant à concevoir du contenu de formation. La présidente et chef de la direction de Bénévoles Canada, qui craint que le programme puisse brouiller la ligne de démarcation entre le bénévolat et le travail, a décliné l’offre.

Lorsque le premier ministre a encouragé les étudiants à faire du bénévolat, à la fin d’avril, on ne se doutait guère que le gouvernement finirait par rémunérer ces efforts. Maintenant qu’il existe un programme visant à payer des étudiants pour des heures de bénévolat, tout le travail déjà accompli ne pourra pas être considéré, puisque la BCBE ne tiendra compte que des heures accumulées à partir du 25 juin. Sont également exclus du programme les étudiants qui retournent aux études secondaires et qui sont des étudiants qui dépendent de leur emploi d’été et de leur emploi à temps partiel pour mieux préparer leur avenir et économiser en vue de leurs études postsecondaires.

La plus grande crainte à l’égard de la BCBE a sans doute trait aux liens étroits entre l’épouse du premier ministre et Organisme UNIS. En effet, Sophie Grégoire Trudeau, qui est ambassadrice de l’organisme de bienfaisance, a participé à nombre d’événements de la Journée UNIS. Cela ne devrait pas complètement disqualifier l’organisme de bienfaisance. Cependant, cette circonstance, jumelée au fait que le premier ministre a récemment affirmé qu’Organisme UNIS était le seul organisme de bienfaisance qui pouvait faire le travail, a commencé à soulever des questions.

Il ne fait aucun doute que le programme répond à un besoin. Nombre des emplois d’été habituellement offerts ne sont pas disponibles cette année, et la BCBE aidera à compenser en partie ces pertes pour les étudiants. Cependant, la nécessité n’est pas une raison suffisante pour faire fi de la transparence et de la reddition de comptes. Les Canadiens méritent d’être rassurés à cet égard, et conclure des ententes en secret, que ce soit avec Organisme UNIS pour la BCBE, ou avec Amazon pour la distribution de fournitures d’urgence, n’est pas le meilleur moyen d’y arriver.

 

 

Previous articleStudents get creative in STEAM leaning at École catholique Georges Vanier
Next articleNews From The Park
Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here