Women most affected by pandemic’s “she-cession”

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One of the features of the pandemic has been how disproportionately it affects us.  An example of that is how racialized communities have been hit with an inordinate occurrence of COVID-19 cases.  Another is how the economic fallout from the event affects women at a much higher rate than men.  This isn’t limited to employment but reaches into other aspects of life such as mental health.  This should be no surprise since other pandemics have created similar stresses that have been borne by women more than men.  Studies related to Ebola and another for the Zika outbreak that happened in Brazil confirm that.

In Canada, a report from the business consulting firm Deloitte claims that 2 out of every 3 jobs lost during the pandemic were held by women.  Adding to that stress, the work of caring for children falls to women more than men which may explain why 70% of women responding to a recent survey reported they are experiencing negative mental health effects due to the expectation for them to perform this job.

While it might be tempting to think that the majority of women struggling to keep up during the pandemic are limited to those in low paid jobs, mental health issues have been shared by executives and blue-collar employees alike. The difference is what resources each may have available to them to address these issues.  With our economic reliance on part-time workers who receive little or no benefits and paid sick days the dividing line becomes clearer.

There is little doubt that a return to school will help in some instances, but that won’t account for all of the problems we are experiencing.  Part of the reason is that child care was an issue before the pandemic. Now, the lack of options (especially affordable options) are preventing women from returning to work or entering the work-force.

New Democrats have been persistent with our attempts to bring affordable child care to parents across the country.  The system in Quebec has proven its worth and helped more women enter the work-force which turned any expenses into good investments.  If we had a national system in place before the pandemic, it would have offered us one more tool to address our challenges. For their part, the government has sounded convincing when speaking about the challenges of families struggling with child care, but what they’ve offered so far won’t even stabilize the sector, let alone help parents access affordable care. As we build for a better future, the government must invest in a universal child care program.

This week parliament recognized day care as a barrier to recovery when MPs unanimously passed an NDP motion calling on the government to allocate more funding to provinces and territories to help with child-care needs as society reopens.  But more must be done in the very short-term. The government needs to invest in making schools safe for kids right across the country. Teachers, workers, and our kids need to be assured that Canadian schools are supported and safe.  This will help parents have confidence their children’s interests and well-being are attended to.

Sadly, many of the issues that are preventing women from fully participating in our recovery efforts existed before the pandemic.  Lower wages for work of equal value, expensive child-care, the unbridled growth of part-time and low-paid work with little or no benefits and sick days, and the fact that most single parent households are headed by women are a few examples.  We had work to do on these problems before the pandemic, now we have to ensure those efforts and ideas aren’t sacrificed on the path to a recovery that makes more sense at the board-room table than it does at the family table.

L’impact disproportionné de la récession liée à la pandémie sur les femmes

L’un des aspects marquants de la pandémie est l’incidence disproportionnée qu’elle a sur nous. On a pu le voir, notamment, par la façon dont les communautés racialisées ont été ravagées par un nombre démesuré de cas de COVID-19. Les répercussions de la pandémie sur l’économie ont également touché les femmes beaucoup plus durement que les hommes. Ces incidences ne se limitent pas à l’emploi, et touchent aussi d’autres aspects de notre vie, comme la santé mentale. On ne devrait pas se surprendre de tout cela, étant donné que d’autres pandémies par le passé ont également créé des situations plus difficiles pour les femmes que pour les hommes. Les études menées à la suite de l’épidémie d’Ebola et de celle de la maladie à virus Zika, au Brésil, le confirment.

Au Canada, un rapport de la firme Deloitte affirme que de tous les emplois qui ont été perdus durant la pandémie, les deux tiers étaient occupés par des femmes. Le fait que les femmes jouent un plus grand rôle dans l’éducation de leurs enfants que les hommes exacerbe aussi le stress qu’elles subissent et pourrait expliquer pourquoi 70 % des femmes sondées dans le cadre d’une enquête récente ont indiqué connaître des problèmes de santé mentale qui découlaient de la pression qu’elles ressentaient de s’acquitter de cette tâche.

On pourrait être tenté de penser que dans la plupart des cas, les femmes qui éprouvent de la difficulté en raison de la pandémie ne sont que celles qui occupaient des emplois mal rémunérés, mais les problèmes de santé mentale frappent autant les cadres que les cols bleus. La différence repose dans les ressources auxquelles chaque personne a accès pour faire face à ces problèmes. La dépendance économique actuelle sur le travail à temps partiel donnant droit à peu ou pas d’avantages sociaux ou de congés de maladie payés ne fait qu’accroître cette ligne qui nous divise.

Il ne fait aucun doute que la rentrée scolaire aidera dans certains cas, mais cela ne règlera pas tous les problèmes que nous connaissons actuellement. La garde d’enfants, notamment, constituait déjà un enjeu avant la pandémie, et maintenant, le manque de services de garde, et particulièrement de services de garde abordables, empêche les femmes d’entrer sur le marché du travail ou d’y retourner.

Nous, les néo-démocrates, luttons depuis longtemps pour que tous les parents du pays puissent avoir accès à des services de garde abordables. Le système en place au Québec a démontré son efficacité et a permis à un nombre accru de femmes d’accéder au marché du travail, ce qui a transformé toutes les dépenses qui ont été nécessaires pour instaurer un tel système en excellents investissements. Si un programme national de garde d’enfants avait été en place avant la pandémie, nous aurions eu un outil supplémentaire pour nous aider à relever les défis que celle-ci a amenés. Le gouvernement semble sincère lorsqu’il parle des défis auxquels les familles aux prises avec des problèmes de garde d’enfants sont confrontées, mais ce qu’il a offert jusqu’ici ne suffira pas à stabiliser ce secteur et encore moins à aider les parents à avoir accès à des services de garde abordables. Tandis que nous nous affairons à construire un avenir meilleur, le gouvernement se doit d’investir dans un programme universel de garde d’enfants.

Cette semaine, le Parlement a reconnu que la garde d’enfants était un obstacle à la reprise lorsque les députés ont adopté à l’unanimité une motion du NPD demandant au gouvernement d’allouer plus de fonds aux provinces et territoires pour aider à répondre aux besoins en matière de garde d’enfants à mesure que la société se rouvre.  Mais il faut en faire plus à très court terme. Le gouvernement doit investir pour rendre les écoles plus sécuritaires pour les enfants à travers le pays. Les enseignants, les travailleurs et nos enfants doivent être assurés que les écoles canadiennes sont soutenues et sécuritaires.  Cela aidera les parents à avoir confiance que les intérêts et le bien-être de leurs enfants sont pris en compte.

Malheureusement, un grand nombre des problèmes qui empêchent les femmes de participer pleinement aux efforts de rétablissement existaient déjà avant la pandémie. Par exemple, le fait que les femmes sont payées moins que les hommes pour un travail de valeur égale, le coût élevé des services de garde d’enfant, la croissance continue du travail à temps partiel mal rémunéré donnant droit à peu ou pas d’avantages sociaux ou de congés de maladie payés et le fait que les femmes sont à la tête de la plupart des familles monoparentales. Du travail s’imposait déjà pour traiter de ces enjeux avant la pandémie, et nous devons maintenant nous assurer que tous les efforts accomplis jusqu’ici afin de régler ces problèmes ne seront pas sacrifiés au profit d’un rétablissement qui bénéficiera davantage aux gestionnaires de grandes entreprises qu’aux familles.

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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