Government knows what it will take to pass its throne speech

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The government delivered its throne speech this week and, as expected, it was filled with nice sound bites. While the chattering class in Ottawa speculates breathlessly about whether any opposition party will support it – spoiler, the Conservatives immediately said they wouldn’t – Canadians are left to wonder where they fit into the discussion.

At the outset, it’s important to remember that a throne speech is just that, a speech.  There is no legislation attached and no real measures to evaluate. It is a collection of ideas that will be fleshed out in parliament.  Unfortunately, the Prime Minister has shown us over and over that his actions don’t match his words. As a tonic to that, there have been successful negotiations with New Democrats that helped his government focus on the real needs that Canadians are experiencing.

A great example is how we helped the government come to understand that Employment Insurance (EI) was never going to meet the nation’s need during the first wave of the pandemic.  At the time, the government believed EI would absorb the shock despite decades worth of work by New Democrats that proved the system was helping fewer people due to the changing nature of work and the fact that the fund was raided for years and applied to general revenues ($54 billion was diverted from the fund by the Chretien and Martin governments turning EI premiums into an unfair tax on jobs).  In many ways EI had become more difficult to access and often didn’t provide enough relief to secure households through normal bouts of unemployment.  It was clear that it didn’t have the ability to address the pandemic’s shock to our economy.  That led to the CERB being installed, reluctantly.

Now we are hearing EI will be re-vamped to reflect our current models of employment which includes gig workers, those who hold multiple part-time jobs, and the self employed in greater numbers every year.  This is overdue and welcome news if the government goes about the exercise properly, but past experience suggests they’ll need help to ensure it actually delivers.

In the meantime, the CERB is winding down and the transition measures are set to offer recipients less at the same time as the second wave of the pandemic seems to be settling in.  That’s what needs to be immediately addressed and where New Democrat efforts are going to be focussed.  We’re concerned that the government’s stated plan for those relying on the CERB will deliver $400 less per month. (As I write this, it would seem the government will relent to this demand to maintain the original rate.) The other is the lack of paid sick leave during a pandemic.

This point is critical to negotiations.  With self-isolation being demanded of those infected with Covid-19, there must be a remedy to support these individuals during that period.  Without that support, we risk greater spread and could quickly reach the limit of our health care system to respond.  We can’t forget the experience of other nations that dealt with larger outbreaks and had to choose who to help based on age, like was the case in Italy.  Avoiding that scenario is why we desperately need two weeks paid sick leave for everyone who holds a job.

The quick criticism of the idea is that these are provincial concerns, but that ignores the fact that the federal government has done more of the heavy lifting during the pandemic.  There are other avenues to explore for this. Employment insurance is one route that is available, but so is a program designed specifically for the pandemic such as the CERB which could be re-branded into a sick benefit.  This too seems to have been negotiated but it is uncertain what form it will take.

Every step of the way, New Democrats have had to fight for people and convince the government to work with us to deliver appropriate assistance. We were clear what it would take to ensure our support for the throne speech, but the government chose to go it alone forcing last minute negotiations that were avoidable. It doesn’t need to be this way, but we are prepared to do the work time and again to ensure Canadians get the support they need during the pandemic.

Le gouvernement sait ce qu’il devra faire pour faire adopter son discours du Trône

Le gouvernement a prononcé son discours du Trône cette semaine, et, comme prévu, ce discours était truffé de belles citations. Pendant que les bavards d’Ottawa émettent précipitamment des hypothèses quant à la question de savoir si les député(e)s d’un parti de l’opposition appuieront le discours (avertissement, les conservateurs ont immédiatement déclaré qu’ils ne le feraient pas), les Canadiens se demandent à quel moment ils entrent dans le cadre de la discussion.

Au départ, il est important de ne pas oublier qu’un discours du Trône n’est rien d’autre qu’un discours. Il n’est accompagné d’aucune loi et d’aucune mesure véritable à évaluer. Il s’agit d’un ensemble d’idées qui seront étoffées au Parlement. Malheureusement, le premier ministre nous a montré à maintes reprises que ses actes ne correspondent pas à ses paroles. Pour remédier à cela, il a tenu des négociations fructueuses avec les néo-démocrates, qui ont permis au gouvernement de se concentrer sur les besoins réels des Canadiens.

La façon dont nous avons aidé le gouvernement à comprendre que l’assurance-emploi (AE) ne pourrait jamais répondre aux besoins des Canadiens au cours de la première vague de la pandémie en est un excellent exemple. À l’époque, le gouvernement croyait que l’AE allait être en mesure d’absorber le choc. Pourtant, pendant des décennies, les néo-démocrates ont prouvé que le système aidait moins de gens en raison de la nature changeante du travail, ainsi que du fait que le fonds a été pillé pendant de nombreuses années et appliqué aux recettes générales (les gouvernements Chrétien et Martin ont détourné 54 milliards de dollars du fonds, transformant ainsi les cotisations d’AE en une taxe injuste sur les emplois). À bien des égards, l’assurance-emploi est devenue moins accessible et, souvent, elle n’apporte pas une aide suffisante aux ménages pendant les périodes de chômage normales. Il était clair que l’assurance-emploi n’avait pas la capacité de faire face au choc que la pandémie a fait subir à notre économie. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a mis en place la PCU, avec réticence.

Nous apprenons maintenant qu’il remaniera l’assurance-emploi pour que soient pris en compte nos modèles d’emploi actuels, qui comprennent les travailleurs à la demande, les personnes qui occupent plusieurs emplois à temps partiel et les travailleurs indépendants, lesquels sont de plus en plus nombreux chaque année. Cette nouvelle est attendue depuis longtemps, et ce sera une bonne nouvelle si le gouvernement s’y prend correctement, mais l’expérience passée démontre qu’il aura besoin d’aide pour s’assurer que l’assurance-emploi donnera bien les résultats escomptés.

En attendant, la PCU tire à sa fin, et les mesures de transition sont censées entraîner un versement moindre d’argent aux prestataires, au moment même où la deuxième vague de la pandémie semble être en train de s’installer. Voilà le problème qu’il faut régler immédiatement, et c’est sur ce problème que porteront les efforts des néo-démocrates. Nous craignons que le plan annoncé par le gouvernement pour les personnes qui dépendent de la PCU n’entraîne une baisse de revenus de 400 $ par mois. Au moment où j’écris, il semblerait que le gouvernement cédera à cette demande pour maintenir le taux initial.) L’autre problème est le manque de congés de maladie payés qui sont offerts au cours de la pandémie.

Ce point joue un rôle essentiel dans la réussite des négociations. L’auto-isolement étant exigé des personnes infectées par la Covid-19, il faut leur offrir une aide visant à les soutenir au cours de cette période. Sans ce soutien, nous risquons de faire face à une plus grande propagation, et nous pourrions rapidement atteindre les limites de la capacité de réponse de notre système de soins de santé. Nous ne devons pas oublier les difficultés qu’ont rencontrées d’autres nations qui ont dû faire face à des éclosions plus importantes et qui ont été forcées de choisir les personnes à aider en fonction de leur âge, comme ce fut le cas en Italie. C’est pour éviter ce scénario que nous avons désespérément besoin que tous ceux qui occupent un emploi bénéficient de deux semaines de congés de maladie payés. Cela aussi semble avoir été négocié, mais on ne sait pas quelle forme que qu’il prendra.

Si l’on jetait rapidement un regard critique sur cette question, on pourrait en conclure qu’il s’agit de préoccupations d’ordre provincial, mais cela ne tiendrait pas compte du fait que le gouvernement fédéral s’est acquitté d’un plus grand nombre des tâches difficiles en période de pandémie. Il y a d’autres pistes à examiner à cet égard. L’assurance-emploi est l’une des voies possibles, mais il en va de même d’un programme conçu précisément pour permettre de gérer la situation de pandémie, comme la PCU, qui pourrait être rebaptisé plus tard « prestations de maladie ».

À chaque étape, les néo-démocrates ont dû se battre pour défendre les intérêts des gens et convaincre le gouvernement de collaborer avec eux afin d’offrir une aide appropriée. Nous avons clairement indiqué ce qu’il faudrait pour garantir notre appui au discours du Trône, mais le gouvernement a choisi de faire cavalier seul en forçant des négociations de dernière minute qui étaient évitables. Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi, mais nous sommes prêts à accomplir le travail requis encore et encore afin que les Canadiens obtiennent le soutien dont ils ont besoin pendant la pandémie.

 

 

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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