The case for strong public investments

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In case you missed it, the International Monetary Fund (IMF) with its long history of concern about national debt loads, has encouraged developed countries to increase infrastructure spending in order to spur an economic recovery.  Citing a lack of private investment and the historically low cost of borrowing money in their reasoning, the monetary organization suggests this type of investment could be an important factor in growing stagnant national economies.  The IMF suggests the place to start is with infrastructure maintenance since those projects are both labour intensive and can be undertaken quickly. The next steps would focus on digital infrastructure and green technology.  With an economic prescription like that, it would seem the IMF has turned over a new leaf.

The call for investments is nothing new, of course, there is a growing body of economic thought that points in the same direction as a way to expand the economy to address more of those it is not working for.  Modern Monetary Theory (MMT) proposes that countries who control their own currency can invest in themselves freely with little recourse.  This has big implications for the way we view debt.  According to MMT proponents, the idea that people need to embrace is that the budget of a sovereign nation is nothing like a household budget and that comparison should not be employed when making decisions on a national scale. They point out that the kind of spending they call for is nothing new.  What is new is their belief that countries can handle much greater debt loads than they currently carry.

With national budgets ballooning to address the pandemic, it might be temping to think that MMT is being viewed as an accommodation to explain the spike in debt, but the theory was gaining momentum well before the pandemic hit.  It is more of an exploration of how to address wealth inequality that also provides some insight to the risk we have undertaken. What is considered is how to build more wealth into society without altering too much of our current circumstances.  It points to society building projects like national daycare schemes, health care, and even bigger undertakings such as working towards zero emissions as good investments.  In all these instances, money spent now, creates better outcomes down the road.

When we consider our immediate future in Canada, it is clear there will be more debt incurred until we come to some form of terms with Coivd-19.  Even if a vaccine were announced today, the ability to mass-produce and distribute it ensures a longer timeline.  Most of us are supportive of government efforts to help us through the pandemic.  We are able to imagine what is being maintained with our investment.  It has been more difficult to make the case for similar efforts to grow our economy such as a national subsidized childcare plan.  Even with empirical data showing clearly that this investment is outstripped by growth in the economy as more women are able to participate and families are better positioned to save money, it remains a hard sell.

The negative associated with the notion of unbridled national spending is higher inflation.  Even so, many economists argue we are nowhere near the point at which that will be triggered.  In the meantime, we are avoiding work which simply must be done.  A good example of that is climate change which there is little doubt we are both adapting to and contributing to.  The cost of mitigation, although ballooning, has still not created enough public demand to increase our investment to address and prepare for climate change.

The pandemic has shown us we will adapt when our backs are against the wall.  The question in many instances is, why wait?  The free market can do a lot of wonderful things, but it has its limitations.  The government is better suited to handle some important issues that can make positive changes in the lives of individuals and the well being of society.  That will require reimagining national debt as an investment rather than just a negative number.  Doing this would provide some balance to the era we are experiencing which rewards very few individuals at the expense of the majority.

Des investissements publics importants s’imposent

 

Toujours soucieux toujours du fardeau de la dette nationale, le Fonds monétaire international (FMI) encourage les pays industrialisés à augmenter leurs dépenses dans les infrastructures pour stimuler la relance économique. Compte tenu du peu d’investissements privés et des taux d’emprunt exceptionnellement bas, le FMI estime que les investissements dans les infrastructures pourraient être un moteur de croissance important pour les économies nationales de plus en plus stagnantes. Selon l’organisation, ces investissements doivent d’abord viser la réfection des infrastructures, puisque ces travaux, en plus de mobiliser beaucoup de main-d’œuvre, peuvent rapidement être mis en œuvre. Il faudrait ensuite miser sur l’infrastructure numérique et les technologies vertes. Compte tenu de ces recommandations économiques, le FMI semble donc avoir changé son fusil d’épaule.

Évidemment, il n’y a rien de nouveau dans cet appel aux investissements, et de plus en plus d’économistes proposent cette approche pour développer l’économie et mieux répondre aux besoins des laissés-pour-compte. Selon la théorie moderne monétaire ou TMM, un pays qui détient le monopole sur sa devise est libre d’investir dans son avenir sans véritable entrave. Cette théorie influe de façon marquée sur notre vision de la dette. Selon les tenants de la TMM, la population doit accepter que le budget d’un État souverain n’a rien à voir avec le budget d’un ménage et que cette comparaison ne devrait pas être faite quand on prend des décisions d’ampleur nationale. Ils soulignent que le type de dépenses qu’ils prônent est bien connu. La nouveauté réside dans leur conviction que les pays peuvent assumer un fardeau beaucoup plus grand que la dette nationale actuelle.

Quand on constate l’explosion des budgets nationaux en réaction à la pandémie, il peut être tentant de voir la TMM comme une explication commode de la flambée de la dette, mais cette théorie gagnait déjà en popularité bien avant la pandémie. Il s’agit davantage d’une exploration des solutions aux inégalités de richesse qui nous donne aussi une meilleure idée des risques que nous prenons. En fait, elle vise à trouver des moyens pour créer plus de richesses dans la société sans que nos circonstances en soient trop affectées. Cette théorie présente comme de bons investissements des projets de société comme les régimes nationaux de services de garde et de soins de santé, et d’autres, plus imposants encore, comme les efforts déployés pour atteindre l’objectif zéro émission. Dans tous les cas, on dépense aujourd’hui pour obtenir de meilleurs résultats demain.

Quand on pense au futur immédiat du Canada, il est évident que notre dette va continuer de grimper tant que la pandémie de coronavirus ne sera pas derrière nous. Même si un vaccin était annoncé aujourd’hui, sa production et sa distribution à grande échelle demanderaient un certain temps. La plupart d’entre nous appuient les efforts du gouvernement pour nous aider à traverser la pandémie. Nous pouvons imaginer ce que nos investissements soutiennent. Il est toutefois plus difficile de défendre d’autres efforts du genre pour stimuler notre économie, comme un régime national de places subventionnées en garderie. Même si les données empiriques indiquent clairement que la croissance économique permettrait rapidement de récupérer cet investissement en raison du plus grand nombre de femmes en mesure d’entrer sur le marché du travail et de la capacité accrue des familles à économiser, l’idée ne suscite guère l’enthousiasme.

Le problème des dépenses nationales débridées, c’est qu’elles entraînent une hausse de l’inflation. Cela dit, nombre d’économistes avancent que nous sommes encore bien loin de là. Entre-temps, nous évitons de nous acquitter d’un travail qui doit tout simplement être fait. Le changement climatique est un bon exemple, car notre contribution à celui-ci et notre besoin de s’y adapter ne font aucun doute. Les coûts des mesures d’atténuation, même s’ils explosent, n’ont toutefois pas encore suscité assez d’intérêt public pour que nous augmentions nos investissements de sorte à remédier au changement climatique et à nous y préparer.

La pandémie nous a montré que, si nous sommes acculés au pied du mur, nous nous adaptons. Mais, à bien des égards, nous devrions nous demander pourquoi nous attendons pour agir? Le libre-marché peut faire de bien belles choses, mais il a ses limites. Le gouvernement est plus apte à gérer certaines questions importantes qui peuvent engendrer des changements positifs dans la vie des citoyens et favoriser le bien-être de la société. Pour ce faire, la dette nationale doit être vue comme un investissement plutôt qu’un simple chiffre négatif. On pourrait ainsi rétablir un certain équilibre en cette période où quelques privilégiés sont récompensés au détriment de la majorité.

 

 

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Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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