Women should be the centre of our economic recovery

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There’s no doubt the last year has been tough.  What began as reports of a novel virus in late December 2019, snowballed into a full-blown pandemic that defined the entirety of 2020, while testing our preparedness at every turn.  The results have been uneven, which is to be expected.  While Canadians generally worked together under developing public health guidelines, we struggled for critical supplies as the economy shed jobs at an alarming rate.  Somewhat lost in the frenzy was the fact that almost two thirds of the jobs lost in Canada were those held by women.   As we prepare to celebrate International Women’s Day, we can also consider the importance of ensuring the recovery addresses the gender inequality the pandemic has magnified.

There is little doubt that childcare is at the heart of the skewed job loss statistics. When faced with lost options for care outside of the home, many women reverted to traditional roles and took care of their children.  The childcare burden was also felt by those who were able to keep their jobs but worked from home while managing their children’s time and even helping them attend school virtually.  The issue was lost capacity although that had already been a problem before our current struggles.  More importantly, we understood how access to childcare helped bring women into the workforce thereby grew our economy.  We also saw from the Quebec model that subsidized childcare allowed even more women to find employment.  The argument for a public investment in this area is supported by strong research showing the clear economic benefits.  New Democrats had already made this a topic of federal significance, going forward it is one sure fire way to shrink the debt and grow the economy.

Last February, women composed almost half of the workforce in Canada. Since then, almost 2 out of every 3 jobs that have been lost were held by women.  By July, those losses had erased three decades of gains made by women in Canadian workplaces while unpaid work, such as caring for children increased.  But the issue isn’t a simple male/female divide.  The intersection of determinates like race or a lack of education were dividing lines for outcomes among women as well.

Another element of the pandemic that can be considered through a gendered lens is the type of work many women perform that has been critical to our response.  Women working as nurses, personal support workers, orderlies and nurses aides have been considered essential and front-line in the fight against Covid. That means, in addition to relying on women to perform these critical jobs, they have been placed in greater danger of contracting the virus at work.  While vaccinations will improve this, it is important to recognize how much we have counted on these (predominately) women and how exposed to danger they are.

Now, we find ourselves marking International Women’s Day for the second time in the pandemic.  While we traditionally focus on the economic, political and social achievements of women past, present and future on this day, there is more to consider this time.  The closures of schools and child-care spaces have been sporadic and temporary, but there is no guarantee the lost jobs will return as those factors stabilize.  The challenges presented by this gender-based employment gap, which is being described as a “she-cession,” make it clear that we must focus on a “she-covery” to ensure the path forward is equitable.  We have made sizeable public investments to see ourselves through the pandemic.  It will be a shame if the recovery doesn’t consider the way that women have been disproportionately affected by the event.

Les femmes devront être au cœur de notre relance économique

À l’évidence, la dernière année a été difficile. Ce qui a commencé par la découverte d’un nouveau virus vers la fin décembre 2019 a fait boule de neige et s’est transformé en une véritable pandémie qui a façonné l’ensemble de l’année 2020 et qui a mis à l’épreuve notre état de préparation à chaque instant. Les résultats ont été inégaux, ce qui était prévisible. En règle générale, les Canadiens se sont montrés coopératifs face à l’évolution des consignes sanitaires, mais nous avons dû nous battre pour obtenir les fournitures nécessaires tandis que les emplois disparaissaient à un rythme alarmant. Or, dans toute cette frénésie, nous avons perdu de vue le fait que près des deux tiers des emplois perdus au Canada étaient occupés par des femmes. Alors que nous nous apprêtons à célébrer la Journée internationale des femmes, il convient de réfléchir à l’importance de miser sur une reprise qui aplanira les inégalités entre les sexes, lesquelles ont été exacerbées par la pandémie.

Sans aucun doute, la question de la garde des enfants explique en grande partie l’asymétrie des statistiques sur la perte d’emploi. Quand les familles ont perdu l’accès à des services de garde à l’extérieur du foyer, de nombreuses femmes sont revenues à leur rôle traditionnel et se sont occupées des enfants. Cette charge a aussi été assumée par celles qui ont conservé leur emploi, mais qui ont dû travailler à la maison tout en supervisant les activités de leurs enfants, voire en les aidant à fréquenter l’école virtuellement. Cela a conduit à un effritement des capacités, quoique ce problème était déjà présent bien avant les difficultés que nous connaissons aujourd’hui. Fait plus important encore, nous avons compris que l’accès aux services de garde d’enfants permettait aux femmes d’intégrer le marché du travail et, ce faisant, d’assurer la croissance de notre économie. Le modèle québécois nous a également montré que les services de garde subventionnés permettaient à encore plus de femmes de trouver un emploi. Les arguments en faveur d’un investissement public dans ce domaine sont étayés par de solides recherches qui en démontrent les avantages économiques indéniables. Les néo-démocrates avaient déjà fait de cette question un thème important sur la scène fédérale et, dans l’avenir, cette mesure permettra assurément de réduire la dette et de faire croître l’économie.

En février dernier, les femmes représentaient près de la moitié de la main-d’œuvre au Canada. Depuis, nous avons perdu un nombre considérable d’emplois, dont près des deux tiers étaient occupés par des femmes. En juillet, ces pertes avaient anéanti les progrès réalisés par les femmes sur le marché du travail canadien depuis 30 ans, tandis que le travail non rémunéré, comme la garde d’enfants, prenait de l’ampleur. Cela dit, le problème ne se résume pas simplement à un fossé entre hommes et femmes : l’interaction d’autres facteurs déterminants, comme l’origine ethnique ou le niveau de scolarité, entraîne également des disparités entre les femmes.

Un autre élément de la pandémie à examiner sous l’angle du genre est le travail qui a été crucial dans notre réponse à la pandémie et qui a été effectué par les femmes. Les infirmières, les préposées aux bénéficiaires, les aides-soignantes et les aides-infirmières ont joué un rôle essentiel et de premier plan dans la lutte contre la COVID. Or, ces femmes dont nous dépendions ont aussi couru un risque accru de contracter le virus au travail. La vaccination va certes améliorer la situation, mais il est important de reconnaître à quel point nous avons compté sur ces professionnelles – des femmes, en majorité – et à quel point elles sont exposées au danger.

Nous célébrons la Journée internationale des femmes pour la deuxième fois au cours de cette pandémie. Traditionnellement, nous portons notre attention sur les réalisations politiques, économiques et sociales des femmes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, mais d’autres considérations s’imposent cette fois-ci. Si les fermetures d’écoles et de garderies ont été sporadiques et temporaires, rien ne garantit que les emplois perdus reviendront lorsque la situation se stabilisera. Les défis que pose cet écart de taux d’emploi chez les hommes et les femmes, qui a été décrit comme une « récession au féminin », indiquent clairement que nous devons miser sur une « reprise au féminin » pour veiller à ce que les prochaines étapes soient équitables. Nous avons fait des investissements publics considérables en vue de surmonter la pandémie. Il serait dommage que la reprise ne tienne pas compte du fait que les femmes ont été touchées de manière disproportionnée par cette crise.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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