Line 5 dispute highlights years of inaction

0

The multi-district balancing act that moves oil from Canada’s western provinces to refineries in Southern Ontario and Quebec is in peril due to a shutdown order for the aged Line 5 pipeline that crosses the Straits of Mackinac under Lake Michigan.  The possibility of disruption is huge and highlights our challenges maintaining infrastructure and the glacial rate of progress on clean energy sources needed to replace fossil fuels to achieve our climate ambitions.

For constituents on the north shore of Lake Huron the issue hits closest to home.  Michigan and Huron are really a single lake basin which means any oil spilled in this sensitive area could flow east or west before finding its way out the St. Clair and Illinois Rivers.

A 2012 report from the National Wildlife Federation played a key role in raising awareness of the threats posed by submerged pipelines like Line 5.  This prompted citizens, organizations, and First Nation communities on both side of the border to call for the closure of Line 5 given the major impact a rupture would have on the Great Lakes ecosystem and environment.  Citing the potential for disaster, Michigan issued a shut-down order for the line as of May 12th.

For its part, Enbridge which operates Line 5, is refusing to comply unless ordered by a court or regulator to do so.  To complicate matters, the company has already received approval from the state for the construction of a tunnel that will move the line below the lakebed reducing the chance for accidents involving foreign objects like ship’s anchors.

If the pipeline were to shut permanently, the negative effects would be significant. In addition to increased cost for fuel (and everything fuel dependant) as supply lines are re-invented, the possibility for environmental incidents increase as oil is moved by rail, transport, and even ships on the same Great Lakes the closure would be intended to protect.  If the shutdown happens without an alternative solution, Canada could see as much as a 50% cut in fuel capacity which would send shock waves through the economy as the cost gasoline and home heating fuels rise.

There are domestic pressures being applied in the United States too. Line 5 also delivers more than half the propane and home heating oil for Michigan and is an important source of energy for other States  The belief is the Governor will back down, but the issue showcases so much of the work we must engage in to ensure our energy security now, and into the future.

In Canada, the government must have a strategy to protect jobs threatened by the possible pipeline closure and the environment of the Great Lakes at the same time.  That balance may be found by fortifying Line 5 while fostering a real transition to a non-fossil fuel economy.

A report on Line 5 was tabled by a Special Committee of the House of Commons this week. New Democrats criticized the study citing the absence of indigenous input and voices as a flaw that must be addressed.  Going forward, it will be critically important to engage indigenous people on both sides of the border to find a lasting solution.

This threatened shutdown shows how much work remains for Canada to move from an over-reliance on fossil fuels to a low carbon economy.  Decades of delay and denial have left us unprepared as the world moves towards a low-carbon future.  New Democrats have proposed ways to move in that direction including diverting billions of dollars in subsidies and tax breaks from fossil fuel companies to renewable energy sources.  The challenge lies in bridging the gap between fossil fuels and renewables.  Currently, Line 5 is integral to that exercise, but it must be phased out as alternatives become readily and cheaply available.  That won’t happen in the timeline we require without assistance and direction from the government.

Le différend concernant la ligne 5 met en évidence des années d’inaction

L’exercice d’équilibre multidistrict qui permet de transporter le pétrole des provinces occidentales du Canada vers les raffineries du sud de l’Ontario et du Québec est en péril en raison d’un ordre de fermeture de la vieille canalisation 5 qui traverse le détroit de Mackinac sous le lac Michigan.  La possibilité d’une perturbation est énorme et met en évidence nos difficultés à maintenir l’infrastructure et le rythme glacial des progrès réalisés dans le domaine des sources d’énergie propres nécessaires pour remplacer les combustibles fossiles et réaliser nos ambitions climatiques.

Pour les électeurs de la rive nord du lac Huron, le problème est le plus proche de chez eux.  Les lacs Michigan et Huron forment en réalité un seul bassin lacustre, ce qui signifie que tout pétrole déversé dans cette zone sensible pourrait s’écouler vers l’est ou l’ouest avant de se retrouver dans les rivières Sainte-Claire et Illinois.

Un rapport de 2012 de la National Wildlife Federation a joué un rôle clé dans la sensibilisation aux menaces que représentent les pipelines immergés comme la ligne 5.  Cela a incité les citoyens, les organisations et les communautés des Premières nations des deux côtés de la frontière à demander la fermeture de la ligne 5, étant donné l’impact majeur qu’une rupture aurait sur l’écosystème et l’environnement des Grands Lacs.  Invoquant le risque de catastrophe, le Michigan a ordonné la fermeture de la ligne à partir du 12 mai.

De son côté, Enbridge, qui exploite la ligne 5, refuse de s’y conformer à moins qu’un tribunal ou un organisme de réglementation ne l’ordonne.  Pour compliquer les choses, la société a déjà reçu l’approbation de l’État pour la construction d’un tunnel qui déplacera la ligne sous le lit du lac, réduisant ainsi les risques d’accidents impliquant des objets étrangers comme des ancres de bateaux.

Si le pipeline devait être fermé pour bon, les effets négatifs seraient considérables. En plus de l’augmentation du coût du carburant (et de tout ce qui dépend du carburant) à mesure que les lignes d’approvisionnement sont réinventées, la possibilité d’incidents environnementaux augmente à mesure que le pétrole est transporté par rail, par transport et même par bateau sur les mêmes Grands Lacs que la fermeture aurait pour but de protéger.  Si la fermeture a lieu sans solution alternative, le Canada pourrait connaître une réduction de 50 % de sa capacité en carburant, ce qui provoquerait une onde de choc dans l’économie avec l’augmentation du coût de l’essence et des combustibles de chauffage domestique.

Des pressions nationales s’exercent également aux États-Unis. La ligne 5 fournit également plus de la moitié du propane et du mazout domestique du Michigan et constitue une source d’énergie importante pour d’autres États. La croyance que la gouverneure fera marche arrière, mais cet enjeu met en évidence une grande partie du travail que nous devons accomplir pour assurer notre sécurité énergétique aujourd’hui et à l’avenir.

Au Canada, le gouvernement doit avoir une stratégie pour protéger à la fois les emplois menacés par la fermeture éventuelle du pipeline et l’environnement des Grands Lacs.  Cet équilibre peut être trouvé en renforçant la ligne 5 tout en favorisant une véritable transition vers une économie sans combustibles fossiles.

Un rapport sur la ligne 5 a été déposé par un comité spécial de la Chambre des communes cette semaine. Les néo-démocrates ont critiqué l’étude, citant l’absence de participation et de voix autochtones comme une lacune qui doit être corrigé. À l’avenir, il sera extrêmement important d’impliquer les peuples autochtones des deux côtés de la frontière pour trouver une solution durable.

Cette menace de fermeture montre tout le travail qu’il reste à faire pour que le Canada passe d’une dépendance excessive aux combustibles fossiles à une économie à faible émission de carbone.  Des décennies de retard et de déni nous ont laissés sans préparation alors que le monde se dirige vers un avenir à faible émission de carbone.  Les néo-démocrates ont proposé des moyens d’aller dans cette direction, notamment en détournant des milliards de dollars de subventions et d’allégements fiscaux des entreprises de combustibles fossiles vers les sources d’énergie renouvelables.  Le défi consiste à combler l’écart entre les combustibles fossiles et les énergies renouvelables.  À l’heure actuelle, la ligne 5 fait partie intégrante de cet exercice, mais elle doit être supprimée progressivement à mesure que des solutions de remplacement deviennent facilement disponibles et bon marché.  Cela ne se fera pas dans les délais requis sans l’aide et l’orientation du gouvernement.

 

Previous articleNo winning ticket for Friday’s $40 million Lotto Max jackpot
Next articleReopening Ont. outdoor recreational sites should focus on equity, access: advocates
Carol Hughes MP
Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here