Making eye health and vision care a bigger priority

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A 2016 survey indicated that eye health is not a top of mind concern for most parents despite the fact that vison loss is the most feared disability in Canada.  The disconnect that can be seen in that snapshot offers a good example of the need to improve the way that Canadians and their governments think about vision care, something that optometrists are certain can be done.

One path toward that goal is a comprehensive strategy to focus the governments, health professionals, non-governmental organizations, industry, and individuals who play a role in the promotion of eye health, prevention of vision loss, and research across the eye health spectrum.  With the help of the Canadian Association of Optometrists, I have tabled a motion in parliament calling for the creation of a national strategy for action on eye health and vision care intended to improve outcomes for individuals, by coordinating efforts across the country, enhancing funding and evaluation, ensuring access to care and medications, along with a public information campaign to raise awareness.

There are many good reasons to pursue a cohesive strategy on this front, not the least of which is the fact that 75% of all vison loss can be prevented or treated if caught early enough.  Another is that barriers to eye health and vision care affect all segments of the Canadian population, but the most vulnerable – children, seniors, and Indigenous peoples – are at particular risk.

Recent research indicates that almost one out of four children has a vision problem that is interfering with their education or even achievements in athletics or the arts. Quite often the challenge is understanding the problem, especially with young children, who are by nature visual learners.  Because the children affected have never experienced anything other than their condition, they might think that everybody experiences the world in the same way.  If left untreated, these vision problems can lead to difficulty reading and exhibiting behaviours that can be confused with other conditions such as ADHD.  Vision problems can also affect children at play when simple actions like throwing or catching can be made more difficult or impossible due to correctable vision problems.

Among the unique challenges for the north is a lack of service in smaller communities, especially First Nation where there can be multiple barriers to appropriate care, including inadequate transportation, financial constraints, and a lack of local options for care. This helps explain pre-pandemic research showing up to a third of Indigenous people have not had an eye examination in the previous two years.

Yet we understand these communities are at risk, with Indigenous children experiencing high levels of astigmatism, uncorrected refractive error, and poor compliance with wearing glasses.  Adding to the challenge is the growing percentage of Indigenous people living with diabetes, which puts them at increased risk of vision loss.

With the number of Canadians dealing with vision-threatening eye conditions expected to grow by 29% over the next decade, we are facing a challenge best prepared for in advance.   The Canadian Association of Optometrists have identified a path to limit the worst outcomes under the umbrella of a national strategy for action on eye health and vision care, which I was honoured to table as a motion in parliament.  It acknowledges the need for a multi-stakeholder response and calls for the establishment of an Office for Vision Health at the Public Health Agency of Canada to coordinate efforts by working with provinces and territories on strategies for eye health, vision care and the full integration of post-vision loss rehabilitation therapy into the health care continuum.  This would lead to fewer individuals falling through the cracks, while ensuring the necessities of care are readily available for those in need, which I’m certain most Canadians will support.


La santé et les soins oculovisuels : une priorité

Selon une enquête menée en 2016, la santé oculaire n’est guère une préoccupation importante aux yeux de la plupart des parents, même si la perte de la vision est l’invalidité que les Canadiens redoutent le plus. Cette contradiction est un bon exemple de la nécessité d’améliorer la perception qu’ont les Canadiens et leurs gouvernements des soins de la vue, un objectif qui, de l’avis des optométristes, est facilement atteignable.

Pour ce faire, l’un des moyens proposés est l’adoption d’une stratégie globale pour encadrer les efforts des gouvernements, des professionnels de la santé, des organisations non gouvernementales, de l’industrie et des particuliers qui jouent un rôle dans la promotion de la santé oculaire, la prévention de la perte de la vision et la recherche dans le domaine de la santé oculaire. Avec l’aide de l’Association canadienne des optométristes, j’ai déposé une motion au Parlement demandant la création d’une stratégie nationale de santé et de soins oculovisuels pour améliorer la situation des particuliers, grâce notamment à la coordination des efforts à l’échelle nationale, à l’amélioration du financement et de l’évaluation, à un accès aux soins et aux médicaments et à la sensibilisation du public par l’entremise d’une campagne d’information.

Plusieurs bonnes raisons justifient d’adopter une stratégie cohérente à cet égard, notamment le fait que 75 % des pertes de la vision peuvent être évitées ou traitées si elles sont détectées à un stade précoce. De plus, tous les segments de la population canadienne rencontrent des obstacles en matière de santé et de soins oculovisuels, mais les plus vulnérables (enfants, personnes âgées et Autochtones) sont plus susceptibles de s’y heurter.

Selon de récentes recherches, près d’un enfant sur quatre souffre d’un problème de vision qui nuit à son éducation ou même à sa pratique d’un sport ou des arts. Cependant, bien souvent, il est difficile de cerner le problème, surtout chez les jeunes enfants, qui sont par nature des apprenants visuels. D’ailleurs, si les enfants ont toujours vécu avec leur problème de vision, ils ne savent pas que leur perception du monde est différente. Or, s’ils n’ont pas accès aux soins appropriés, ils peuvent éprouver de la difficulté à lire ou même adopter des comportements qui s’apparentent à d’autres troubles, comme le TDAH. Ils peuvent également rencontrer des difficultés dans leurs jeux, lorsque certains gestes simples, comme lancer ou attraper des objets, sont plus difficiles, voire impossibles, en raison de problèmes de vision qui peuvent pourtant être corrigés.

En outre, dans le Nord, les petites collectivités rencontrent souvent des enjeux uniques en leur genre. Les Premières Nations, plus particulièrement, ont parfois de la difficulté à avoir accès à des soins appropriés en raison de multiples obstacles : transport inadéquat, contraintes financières, manque d’options de soins locales, etc. Cela explique en partie les raisons pour lesquelles, selon des recherches menées avant la pandémie, jusqu’à un tiers des Autochtones n’ont pas passé d’examen de la vue au cours des deux années précédentes.

Pourtant, nous savons que ces collectivités sont à risque, car un nombre important d’enfants autochtones portent leurs lunettes de façon non conforme ou souffrent d’astigmatisme élevé ou de vices de réfraction non corrigée. De plus, le pourcentage croissant d’Autochtones qui vivent avec le diabète, un risque accru de perte de la vision, ne fait qu’aggraver le problème.

Le nombre de Canadiens qui vivent avec un trouble oculovisuel qui menace leur vision devrait augmenter de 29 % au cours de la prochaine décennie. Nous serons donc bientôt confrontés à un défi auquel il vaut mieux se préparer. L’Association canadienne des optométristes a trouvé des solutions pour éviter les pires scénarios grâce à une stratégie nationale de santé et de soins oculovisuels, que j’ai eu l’honneur de déposer en motion au Parlement. Cette stratégie tient compte de la nécessité d’une intervention multipartite et propose d’établir un bureau de la santé oculaire au sein de l’Agence de la santé publique du Canada, qui serait chargé de coordonner les efforts en travaillant avec les provinces et les territoires sur des stratégies de santé et de soins oculovisuels et la pleine intégration de thérapies de réadaptation suivant la perte de la vision dans le continuum des soins de santé. Ainsi, moins de personnes passeraient entre les mailles du filet et les soins de base seraient facilement accessibles à ceux qui en ont besoin, ce que la plupart des Canadiens appuieront, j’en suis certaine.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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