Two-tiered benefit regime ignores reality of too many seniors

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Recent history shows that Canadians don’t want the circumstances of seniors changed in any way that isn’t an improvement or seen as being fair.  The strong, negative reaction to Stephen Harper’s short-lived increase to the age of retirement from 65 to 67 years old offered a glimpse into that.  At that time, the response was swift, negative, and widespread.

With that in mind and a general acceptance that the Old Age Security (OAS) benefit needed to be increased so seniors who rely on it aren’t struggling to keep up as costs increase, it’s reasonable to assume any government would tread carefully when proposing changes.  Especially changes that would hold some seniors back while helping others.  Incredibly, that’s what is happening as the government ties together a pandemic benefit and an increased benefit for some OAS recipients – but not all of them.

As it is stands, the government has proposed two measures for a portion of OAS recipients.  The first is a one-time $500 payment scheduled for August of this year that will flow to OAS recipients who will be 75 as of June 2022 (One full year from now).  The second will be a 10% increase in amount of OAS that same age group will receive, but not until next year (2022).  While seniors reliant on OAS have waited through the pandemic for assistance, these measures only address the needs of some recipients and sees others left behind and many waiting a full year for an increase they could use today.

As their plans came into focus, NDP MPs repeatedly told the government that all seniors 65 and up, not just those 75 and older, need help.  We called for an increase OAS before the pandemic, which only made financial challenges more difficult for those reliant on the benefit.  When pressed, the government has given little in the way of justification for their decision. Worse, they voted down an amendment to include all seniors in these proposed OAS increases, and even threatened to see it as a confidence motion with the threat of a snap election had the House passed it.

One notion that is difficult to separate from the issue is the effect poverty has on life expectancy.  Studies show Canadian men ranked near the 80th percentile for earnings have a life expectancy of 83, while the lowest-income workers can expect to live to 75. The gap for women is narrower, with a life expectancy of 86 for the wealthiest as compared to 83 for the poorest.  Those numbers are less shocking than an American study showing almost 15-years of difference in life expectancy for men and 10 years for women. In either country the sad reality is that impoverished individuals don’t live as long as wealthier ones.  The inescapable conclusion when one looks at making people wait until age 75 for their OAS to increase is that the government is banking on attrition to limit some of those costs.

Unfortunately, the government’s plan for OAS recipients is consistent with their actions toward seniors since the election, and in particular during the pandemic. It took months to convince them that seniors needed financial support and it was only after pressure was applied by New Democrats that they changed their mind and agreed to the one-time payment.

But the challenges didn’t stop there, and we have spent the last year requesting that all seniors receive additional financial support during the pandemic.  The government refused, offering just the one-time payment that will only flow to OAS eligible seniors 75 and older.  This is unfair and it’s worrisome that the government is creating subsets of seniors in the process.  Those who receive a full OAS, or “senior seniors,” and those who will have to wait a decade after retiring, or “junior seniors.”  It is an imperfect solution to a well understood problem and if the past offers any suggestions, Canadians won’t embrace the change.

Le régime de prestations à deux niveaux ignore la réalité de trop d’aînés

L’histoire récente montre que les Canadiens ne veulent pas que la situation des aînés soit modifiée de quelque façon qui ne constitue pas une amélioration ou qui ne soit pas considérée comme juste. La forte réaction négative à l’augmentation éphémère apportée par Stephen Harper à l’âge de la retraite, qui était passé de 65 à 67 ans, a donné un aperçu de cette situation. À l’époque, la réponse fut rapide, négative et généralisée.

Compte tenu de cela et de l’acceptation générale que les prestations de la Sécurité de la vieillesse (SV) doivent être augmentées afin que les personnes âgées qui en dépendent n’aient pas de mal à suivre le rythme de l’augmentation des coûts, il est raisonnable de supposer que tout gouvernement fera preuve de prudence lorsqu’il propose des modifications. Surtout les modifications qui nuiraient à certains aînés et qui en aideraient d’autres. Chose incroyable, c’est ce que fait le gouvernement en combinant une prestation de pandémie et une augmentation de prestations pour certains bénéficiaires de la SV, mais pas tous.

En l’occurrence, le gouvernement a proposé deux mesures pour une partie des bénéficiaires de la SV. La première est un paiement unique de 500 $ prévu pour le mois d’août de cette année qui sera versé aux bénéficiaires de la SV qui auront 75 ans à compter de juin 2022 (dans un an). La deuxième sera une augmentation de 10 % du montant de la SV que recevra le même groupe d’âge, mais pas avant l’année prochaine (2022). Alors que les aînés qui dépendent de la SV ont attendu pendant la pandémie pour recevoir de l’aide, ces mesures ne répondent qu’aux besoins de certains bénéficiaires, tandis que d’autres sont laissés pour compte, et que beaucoup devront attendre une année complète pour une augmentation qu’ils pourraient utiliser aujourd’hui.

Quand les plans du gouvernement ont commencé à retenir l’attention, les députés néo-démocrates lui ont maintes fois répété que tous les aînés âgés de 65 ans et plus, et pas seulement ceux âgés de 75 ans et plus, ont besoin d’aide. Nous avons demandé une augmentation de la SV avant la pandémie, laquelle  n’a fait que rendre les défis financiers plus difficiles pour ceux qui dépendent de ces prestations. Lorsqu’on a insisté, le gouvernement n’a guère présenté d’arguments pour justifier sa décision. Pire encore, il a voté contre une modification visant à inclure tous les aînés dans les augmentations proposées de la SV et a même menacé de considérer la proposition comme une motion de confiance, laissant planer la menace d’une élection éclair si la Chambre l’adoptait.

Une notion qu’il est difficile de séparer de la question est l’effet de la pauvreté sur l’espérance de vie. Des études montrent que les hommes canadiens qui se situent près du 80e centile des revenus ont une espérance de vie de 83 ans, tandis que les travailleurs à faible revenu peuvent s’attendre à vivre jusqu’à 75 ans. L’écart pour les femmes est plus faible, avec une espérance de vie de 86 ans pour les plus riches par rapport à 83 pour les plus pauvres. Ces chiffres sont moins choquants qu’une étude américaine montrant une différence de près de 15 ans dans l’espérance de vie des hommes et de 10 ans dans celle des femmes. Dans les deux pays, la triste réalité est que les personnes pauvres ne vivent pas aussi longtemps que les plus riches. La conclusion incontournable, lorsqu’on envisage de faire attendre les gens jusqu’à l’âge de 75 ans pour que leur SV augmente, est que le gouvernement mise sur la réduction naturelle du nombre de bénéficiaires pour limiter une partie de ces coûts.

Malheureusement, le plan du gouvernement pour les bénéficiaires de la SV est conforme à ses actions envers les aînés depuis les élections et, en particulier, pendant la pandémie. Il a fallu des mois pour le convaincre que les aînés ont besoin d’un soutien financier, et ce n’est qu’après que les néo-démocrates ont exercé des pressions qu’il a changé d’avis et accepté le paiement unique.

Toutefois, les défis ne se sont pas arrêtés là, et nous avons passé la dernière année à demander que tous les aînés reçoivent un soutien financier supplémentaire pendant la pandémie. Le gouvernement a refusé et n’a offert que le paiement unique, qui ne sera versé qu’aux aînés admissibles à la SV âgés de 75 ans et plus. C’est injuste, et il est inquiétant que le gouvernement crée des sous-groupes d’aînés dans le processus, à savoir ceux qui reçoivent une pleine pension de la SV, les « aînés âgés », et ceux qui doivent attendre dix ans après leur retraite, les « aînés jeunes ». Il s’agit d’une solution imparfaite à un problème bien connu et, si le passé est garant de l’avenir, les Canadiens n’accepteront pas ce changement.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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