Military should have the highest standards for sexual misconduct

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Like other long-standing institutions, the Canadian Military has a complex history that has produced many achievements, but not without collecting a few skeletons in the closet along the way.  As with other male-dominated professions, the inclusion of women into the ranks has resulted in a bumpy path. While women have proven that the work is completely within their capacity, the sexism they’ve faced along the way has revealed an ugly side to the military.  This has been at the heart of the controversy surrounding former Chief of Staff, General Jonathan Vance and formed a large portion of the recent review of sections of the National Defence Act. As societies sensibilities change, the military has found itself playing catch up, especially with the role of women.

Sexism in the ranks is nothing new and the government’s biggest problem right now relates to unkept promises to address the issue.  Many of those date back to a 2015 report on an External Review into Sexual Misconduct and Sexual Harassment in the Canadian Armed Forces from Justice Marie Deschamps.  It found “an underlying sexualized culture in the CAF that is hostile to women and LGTBQ members, and conducive to more serious incidents of sexual harassment and assault.”  It called for a culture change and for leaders to acknowledge that sexual misconduct is a real and serious problem for the organization, one that requires their own direct and sustained attention.

Somehow the government didn’t understand they have a role beyond being upset, how else can 6 years of inaction be explained? A recent, independent review of specified provisions of the National Defence Act (NDA) and their operation confirmed many of the issues the CF are dealing with.  The report from the Honourable Morris J. Fish, former Justice of the Supreme Court of Canada also confirmed that the government hasn’t taken action on sexual assault since they took power in 2015.

The numbers create a persuasive case on their own with over a 1,000 individual reports of sexual misconduct within CAF every year it is clearly a workplace in crisis.   The military is having a hard time moving itself from an old-world, male-dominated structure to one that not only includes diverse membership but ensures their protection too. The failure to do that is front and center with the way that allegations – and now charge of obstruction of justice – against Jonathan Vance played out.  The government took too long defending the former top soldier and not enough time protecting the thousand plus who find themselves reporting sexual misconduct every year.

Despite the challenges, change is in the air and is likely beyond any government’s ability to stop it.  If education is a key component, there is a promising development with the appointment of Commodore Josee Kurtz as Royal Military College’s new commandant.  The change is important beyond the optics, even though Commodore Kurtz is the first woman to hold the post.  She says she doesn’t anticipate a lot of change at the College, but admits her appointment speaks volumes about the changing roles for women in the military.

In the meantime, survivors of assault must have a clear path to justice, and the leadership of the Canadian Armed Forces must make the changes to ensure that justice is found and that confidence in the reporting structures is restored.  The government doesn’t understand this and are doubling down on more reports, having just appointed former Supreme Court justice, Louise Arbour as an independent reviewer to examine sexual harassment and misconduct in the Canadian Armed Forces and the Department of National Defence.  While the ink is barely dry on the 2015 report, more action would have sent a stronger signal.  The government must take the actions necessary to instill a culture change within the highest rank of the Canadian Armed forces. We cannot root out sexual misconduct in the Canadian military unless everyone is held to the same high standard.

L’armée devrait se doter des normes les plus élevées en matière d’inconduite sexuelle

L’histoire de l’armée est complexe, tout comme celle d’autres institutions établies depuis longtemps. L’armée compte de nombreuses réalisations à son actif, mais aussi quelques squelettes dans le placard. À l’instar d’autres professions dominées par les hommes, l’inclusion des femmes dans les rangs a suivi un parcours cahoteux. Si les femmes ont prouvé que le travail est tout à fait à leur portée, le sexisme auquel elles ont été confrontées en cours de route a révélé un aspect peu glorieux de l’armée. C’est cet aspect qui est au cœur de la controverse entourant l’ancien chef d’état-major, le général Jonathan Vance, et qui explique en grande partie la récente révision de certains articles de la Loi sur la défense nationale. À mesure qu’évoluent les susceptibilités de la société, l’armée essaie de rattraper son retard, notamment en ce qui concerne le rôle des femmes.

Le sexisme dans les rangs n’a rien de nouveau, et le plus gros problème du gouvernement à l’heure actuelle concerne les promesses non tenues de s’y attaquer. Bon nombre de ces promesses remontent au rapport de l’Examen externe sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel dans les Forces armées canadiennes produit par la juge Marie Deschamps en mars 2015. Le rapport concluait qu’il existait « une culture sous-jacente de la sexualisation au sein des FAC [et que cette culture était] hostile aux femmes et aux LGTBQ et propice aux incidents graves que sont le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle ». On y réclamait un changement de culture et demandait aux dirigeants de reconnaître que l’inconduite sexuelle est un problème réel et grave pour l’organisation, un problème qui requiert leur attention directe et soutenue.

D’une manière ou d’une autre, le gouvernement n’a pas compris qu’il avait un rôle à jouer, outre celui de se dire déçu. Autrement, comment expliquer six ans d’inaction? Un examen récent et indépendant de certaines dispositions de la Loi sur la défense nationale et de leur application a confirmé bon nombre des problèmes auxquels les FC sont confrontées. Le rapport de l’honorable Morris J. Fish, ancien juge de la Cour suprême du Canada, a également confirmé que le gouvernement n’a pas pris de mesures concernant les agressions sexuelles depuis son arrivée au pouvoir en 2015.

Les chiffres à eux seuls sont convaincants : plus de 1 000 cas d’inconduite sexuelle sont signalés chaque année au sein des FAC. Il s’agit clairement d’un milieu de travail en crise. L’armée a de la difficulté à passer d’une structure ancienne dominée par les hommes à une structure qui non seulement accueille des membres diversifiés, mais qui assure également leur protection. L’échec de cette évolution est mis en évidence par la manière dont les allégations – et maintenant l’accusation d’entrave à la justice – contre Jonathan Vance ont été traitées. Le gouvernement a pris trop de temps pour défendre l’ancien haut gradé et pas assez pour protéger les quelque mille personnes qui signalent chaque année des cas d’inconduite sexuelle.

Malgré les défis, il y a du changement dans l’air, et il est probable qu’aucun gouvernement ne pourra l’arrêter. Si l’éducation est la clé, la nomination du commodore Josée Kurtz au poste de commandant du Collège militaire royal est prometteuse. Au-delà des apparences, ce changement est important, même si le commodore Kurtz est la première femme à occuper ce poste. D’ailleurs, cette dernière dit qu’elle ne prévoit pas beaucoup de changements au Collège, mais admet que sa nomination en dit long sur l’évolution du rôle des femmes dans l’armée.

Entre-temps, les survivantes d’agressions doivent avoir accès à la justice, et les dirigeants des Forces armées canadiennes doivent apporter les changements nécessaires pour que justice soit rendue et que la confiance dans les structures hiérarchiques soit rétablie. Or, le gouvernement n’y comprend rien et multiplie les rapports. Il vient de confier à l’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour l’examen indépendant de l’inconduite sexuelle et du harcèlement sexuel au sein des Forces armées canadiennes et du ministère de la Défense nationale. Alors que l’encre est à peine sèche sur le rapport de 2015, des mesures concrètes auraient pu envoyer un signal plus clair. Le gouvernement doit agir pour insuffler un changement de culture au sein des plus hauts rangs des Forces armées canadiennes. Nous ne pourrons éradiquer l’inconduite sexuelle dans l’armée canadienne que si tout le monde respecte les mêmes normes élevées.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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