Throne Speech falls short on important fronts

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Throne Speeches are predominantly aspirational in nature and can be ambitious and optimistic in tone.  That wasn’t the case this week when the Governor General delivered a speech that was short on commitments and muted in tone.  It’s as if the government doesn’t want to raise expectations, which is a bit of a surprise considering it usually nails the performative stuff but falls short delivering.

While it’s true the Prime Minister hoped that parliament would take a more advantageous shape when he called an election in August, Canadian voters didn’t share that vision.  Instead, they returned a near carbon copy of the previous parliament and demanded action on issues that dominated the previous (2019) election but were largely waylaid by the pandemic.  One would have expected those items to populate the Throne Speech, but there were glaring omissions that indicate some commitments may have fallen off the agenda altogether.

To begin, there was no mention of pharmacare or dental care.  While these are NDP policy initiatives, the government campaigned and communicated on these ideas – especially pharmacare.  With no mention of either in their parliamentary blueprint, it appears they aren’t interested in pursuing either measure – both of which deliver considerable cost savings to our health care system and to lower income Canadians who could use a break.

With concerns over costs associated to the pandemic coming into focus there was no indication that the government would be pursuing perennially foregone sources of income.  There was nothing about a wealth tax to account for the way most fortunes are amassed in Canada.  There was no mention of closing income tax loopholes that account for billions in foregone tax dollars every year. And, there was nothing about taxing web giants who basically operate free of charge in Canada while our media companies play by all the rules which includes paying their taxes.

Considering that the search for children in unmarked graves at the sites of former residential schools played an important role in the federal election, it is shocking that there was no plan for the government to stop fighting First Nations kids in court over a monetary settlement awarded by the Canadian Human Rights tribunal.  The government has heard repeatedly from Canadians and the courts that it is time to make restitution. Still, they refuse to comply, choosing to spend public funds on lawyers instead.  Additionally, the need to build affordable Indigenous housing preceded the pandemic which only magnified the challenges associated with the current housing stock.  That didn’t rank a mention in a speech loaded with talk of reconciliation but limited in details or initiatives.

With devastating floods in BC, wildfires over the summer, and extreme weather events increasing in frequency and intensity, Canada needs to step up in the fight against the climate crisis. The Throne Speech offered an opportunity to signal an end to fossil fuel subsidies while offering a path to help workers and communities transition to a renewable future.  The government walked right past that opportunity.  As events like the devastating flooding in BC illustrate the magnitude of the challenges that will shape our future, the plan to adopt the technology that will allow us to meet our goal to avoid the worst consequences of climate change becomes more elusive.

The Throne Speech was an opportunity for the government to move past empty words and symbolic gestures and act to help Canadians. As people are trying to recover from the pandemic, many still need help to get back on their feet. The next few weeks are an opportunity for MPs to show Canadians that we came to parliament to work together for them.  The government knows what issues we can move forward on to make that happen.  Not all were in the Throne Speech, which is why New Democrats will press for their inclusion as we negotiate the upcoming legislative agenda.

Un discours du Trône qui tombe à plat sur des points importants

Les discours du Trône sont principalement de nature aspiratoire et peuvent être empreints d’ambition et d’optimisme. Ce n’était pas le cas cette semaine. La gouverneure générale a prononcé un discours pauvre en promesses et plutôt terne. À croire que le gouvernement ne veut pas susciter d’attentes, ce qui est un peu surprenant compte tenu du fait qu’il parvient habituellement à bien paraître sur scène, même s’il n’arrive pas à tenir ses promesses.

Certes, le premier ministre espérait gagner plus de sièges au Parlement lorsqu’il a déclenché des élections en août, mais les électeurs canadiens n’ont pas partagé sa vision. Ils ont plutôt ramené une copie quasi conforme du Parlement précédent et ont exigé que des mesures soient prises sur des questions qui avaient dominé les élections en 2019, mais qui ont été largement occultées par la pandémie. On aurait pu s’attendre à ce que ces questions figurent dans le discours du Trône. Or, il y a eu des omissions flagrantes, ce qui indique que certains engagements n’étaient peut-être plus du tout à l’ordre du jour.

Pour commencer, il n’y a eu aucune mention de l’assurance-médicaments ou des soins dentaires. Bien qu’il s’agisse d’initiatives stratégiques du NPD, le gouvernement a fait campagne sur ces idées et en a parlé, surtout dans le cas de l’assurance-médicaments. En ne mentionnant ni l’un ni l’autre dans sa feuille de route parlementaire, il ne semble pas intéressé à poursuivre l’une ou l’autre de ces mesures, qui permettraient pourtant de réaliser des économies considérables, tant pour notre système de soins de santé que pour les Canadiens à faible revenu qui ont besoin de répit.

Les préoccupations que suscitent les coûts associés à la pandémie se font de plus pressantes, mais rien n’indique que le gouvernement poursuivra les sources de revenus auxquelles il renonce constamment. Il n’a pas été question d’un impôt sur la fortune qui tiendrait compte de la façon dont la plupart des fortunes sont amassées au Canada. Il n’a pas non plus été question d’éliminer les échappatoires fiscales qui représentent des milliards de dollars d’impôts non perçus chaque année. Et il n’y a eu aucune mention des géants du Web qui opèrent essentiellement gratuitement au Canada alors que nos entreprises médiatiques respectent toutes les règles, notamment en payant leurs impôts.

Si l’on considère que la recherche de corps d’enfants dans des tombes non marquées sur les sites d’anciens pensionnats a joué un rôle important lors des élections fédérales, il est troublant de constater que le gouvernement n’a pas décidé de cesser de se battre devant les tribunaux au sujet d’un règlement monétaire accordé par le tribunal canadien des droits de la personne aux enfants autochtones. Les Canadiens et les tribunaux ont répété à maintes reprises au gouvernement qu’il était temps de faire amende honorable. Pourtant, il s’entête, choisissant plutôt de dépenser les fonds publics en frais d’avocats. Par ailleurs, le besoin de logements abordables pour les Autochtones était criant avant la pandémie, qui n’a fait qu’exacerber le problème. Ce point n’a même pas été mentionné dans un discours où il était question de réconciliation, mais qui était pauvre en détails et en initiatives.

Compte tenu des inondations dévastatrices en Colombie-Britannique, des incendies de forêt à l’été et de la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes en fréquence et en intensité, le Canada doit intensifier sa lutte dans le contexte de la crise climatique. Le discours du Trône offrait une occasion au gouvernement de signaler la fin des subventions pour les combustibles fossiles et de tracer la voie pour aider les travailleurs et les communautés à faire la transition vers un avenir renouvelable. Le gouvernement a laissé passer cette occasion. Des événements comme les inondations dévastatrices en Colombie-Britannique illustrent l’ampleur des menaces qui pèsent sur notre avenir. Or, les plans en vue de l’adoption de technologies qui nous permettraient d’atteindre notre objectif et d’éviter les pires conséquences des changements climatiques deviennent de plus en plus vagues.

Le discours du Trône était l’occasion pour le gouvernement d’aller au-delà des mots vides et des gestes symboliques et d’agir pour aider les Canadiens. Les gens cherchent à se remettre de la pandémie, et beaucoup ont encore besoin d’aide pour y arriver. Au cours des prochaines semaines, les députés pourront montrer aux Canadiens qu’ils sont venus au Parlement pour travailler ensemble dans leur intérêt. Le gouvernement sait sur quels enjeux nous pouvons travailler pour réaliser des progrès à cet égard. Ces enjeux ne figuraient pas toutes dans le discours du Trône, et c’est pourquoi les néo‑démocrates feront pression pour qu’ils soient incluses dans le programme législatif à venir.

 

 

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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