Repeal of Blood Donation Ban Long Overdue

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Last week, Health Canada finally removed barriers that prevented gay and bisexual men, and transgender women from donating blood and plasma through Canada Blood Services. It was a policy that 2SLGBTQI+ advocacy groups, healthcare groups, and Canadian Blood Services themselves wanted to see overturned, but could not without the express approval of Health Canada, it’s regulator. With Health Canada finally approving the submission to eliminate the three-month donor deferral period, this discriminatory policy will finally end, and more people than ever will be able to donate blood and save lives.

The policy that prevented men who have sex with men (or MSM, the term used by Canadian Blood Services) started in 1992, following the tainted blood scandal. The scandal also resulted in the Commission of Inquiry on the Blood System in Canada, otherwise known as the Krever Commission. For those that don’t remember, the Krever Commission started in 1993 after approximately 30,000 Canadians were found to have been infected with hepatitis C and 2,000 Canadians were infected with HIV in the ‘80s as a result of the Canadian Red Cross failing to properly test and screen blood donations.  The fallout from the Krever commission resulted in the creation of Canadian Blood Services and Hema Quebec in 1998.

The 1992 ban that prevented MSM from donating blood has been gradually eased over the years. In 2013, a lifetime ban on blood and plasma donations was reduced to a five-year ban. In 2016, that five-year deferral was reduced to one year, and eventually, the period became three months. Canadian Blood Services has used international data, Canada-specific risk modelling, and years of research to show that allowing MSM to donate blood or plasma poses no greater risk to the blood supply. In fact, due to proper testing and stringent guidelines, Canada now has one of the safest blood supplies in the world, and there has not been a single transfusion-transmitted infection from hepatitis C or HIV since Canadian Blood Services started in 1998.

The policy change means that the screening process is being transformed from an identity-based process to a behaviour-based process. This has been the position of New Democrats since 2014, when we first presented a motion to remove the blood ban. And while the Liberals promised the change as part of their 2015 platform, it took them until this year to finally repeal the ban. The blood ban was never meant to be a political issue, and MPs from all parties have asked for it to be repealed.

Currently, 17 nations, including Italy, Spain, and Argentina, have no deferral period. Canadian Blood Services have been clear that repealing the ban will have no impact on the safety of the blood and plasma supply and will mean a significant portion of the population will be free to donate, which is a net benefit to the supply, and a step away from a discriminatory policy.

The questionnaire will instead focus on higher-risk sexual behaviour for all donors, regardless of gender or sexual orientation. Previous questions regarding behaviour-based concerns, such as intravenous drug use, travel, and required use of prescription medications, for example, will remain. It’s an approach grounded in the most up-to-date data modeling that ensures screening prevents tainted blood from entering the blood supply, while opening its doors to more potential donors not engaged in higher-risk activities. Canadian Blood Services continue to test donations for potential blood diseases, ensuring the supply remains clean.

It’s still not a perfect model, but it is a step forward that doesn’t arbitrarily punish people for their gender or sexual identity. It’s important that we continue to listen to the data to both protect our blood supply and prevent discriminatory practices. The exclusions mentioned previously, even behavioral ones, may still negatively impact members of 2SLGBTQI+ in greater numbers. It is important that we continue to ground the safety of the blood supply with science, and as that data evolves, so too should the methods we use to safely screen donors.

 

La levée longtemps attendue de l’interdiction à donner du sang

La semaine dernière, Santé Canada a enfin levé les obstacles qui empêchaient les hommes homosexuels et bisexuels ainsi que les femmes transgenres de donner du sang et du plasma par l’intermédiaire de la Société canadienne du sang. Les groupes de défense des droits des personnes 2SLGBTQI+, les regroupements du domaine des soins de santé et les représentants de la Société canadienne du sang eux‑mêmes souhaitaient voir cette politique abrogée, mais cela ne pouvait se faire sans l’approbation expresse de l’autorité réglementaire compétente, Santé Canada. Le Ministère ayant finalement approuvé la demande visant à éliminer la période d’exclusion de trois mois, cette politique discriminatoire va enfin prendre fin, et plus de gens que jamais pourront donner du sang et sauver des vies.

La politique qui empêchait les dons de sang faits par des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (ou HARSAH, selon le vocabulaire de la Société canadienne du sang) a été instituée en 1992, à la suite du scandale du sang contaminé. Ce scandale a également donné lieu à la Commission d’enquête sur l’approvisionnement en sang au Canada, également connue sous le nom de Commission Krever. Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, la Commission Krever a été créée en 1993, après que l’on eut constaté que, dans les années 1980, environ 30 000 Canadiens avaient été infectés par l’hépatite C, et 2 000 autres par le VIH, parce que la Croix‑Rouge canadienne n’avait pas testé et sélectionné adéquatement les dons de sang. La Société canadienne du sang et Héma‑Québec ont été créées en 1998, par suite des travaux de la Commission Krever.

L’interdiction de 1992 qui empêchait les HARSAH de donner du sang a été progressivement assouplie au fil des ans. En 2013, l’interdiction à vie de donner du sang et du plasma a été réduite à une interdiction de cinq ans. En 2016, l’interdiction de cinq ans a été ramenée à un an et, finalement, la durée de la période d’exclusion est passée à trois mois. La Société canadienne du sang s’est appuyée sur des données internationales, une modélisation des risques propres au Canada et des années de recherche pour démontrer que le fait d’autoriser les HARSAH à donner du sang ou du plasma ne fait peser aucun risque supplémentaire sur l’approvisionnement en sang. En fait, grâce à des tests appropriés et à des lignes directrices rigoureuses, le Canada dispose aujourd’hui d’un des systèmes d’approvisionnement en sang les plus sûrs au monde, et pas une seule infection par l’hépatite C ou le VIH n’a été transmise par transfusion depuis la création de la Société canadienne du sang en 1998.

La modification de la politique fait en sorte que le processus de sélection passe d’un processus fondé sur l’identité à un processus fondé sur le comportement. Cela correspond à la position adoptée par les néo‑démocrates dès 2014, année où nous avons présenté pour la première fois une motion visant à supprimer l’interdiction de donner du sang. Et bien que les libéraux aient promis ce changement dans leur programme de 2015, ce n’est que cette année qu’ils ont finalement levé l’interdiction. Il n’a jamais été envisagé de faire de l’interdiction de donner du sang une question politique, et des députés de tous les partis ont demandé qu’elle soit levée.

A L’heure actuelle, 17 pays, dont l’Italie, l’Espagne et l’Argentine, n’ont pas de période d’exclusion. La Société canadienne du sang a clairement fait savoir que la levée de l’interdiction n’aurait aucune incidence sur la sûreté de l’approvisionnement en sang et en plasma et qu’elle fera en sorte qu’une partie importante de la population pourra faire des dons à son gré – ce qui constitue un gain évident sur le plan de l’approvisionnement et vient battre en brèche une politique discriminatoire.

Le questionnaire de sélection sera axé sur les comportements sexuels à risque adoptés par n’importe quel donneur, indépendamment de son sexe et de son orientation sexuelle. D’autres questions liées au comportement, qui étaient posées antérieurement, seront maintenues, comme celles qui concernent la consommation de drogues injectables, les voyages et la prise de médicaments sur ordonnance. Cette approche, qui se fonde sur les modélisations de données les plus récentes, garantit que le processus de sélection empêche que du sang contaminé se rende jusqu’aux réserves de sang, tout en ouvrant les portes à un plus grand nombre de donneurs potentiels qui n’adoptent pas de comportements à haut risque. La Société canadienne du sang continue de tester les dons de sang pour dépister d’éventuelles maladies sanguines, ce qui garantit que les réserves de sang demeurent saines.

Ce n’est toujours pas encore un modèle parfait, mais il s’agit d’un pas dans la bonne direction, puisqu’il ne punit personne arbitrairement en raison de son genre ou de son identité sexuelle. Il est important que nous continuions de nous fonder sur les données pour protéger nos réserves de sang et prévenir les pratiques discriminatoires. Les exclusions décrites ci‑dessus, même celles qui se fondent sur le comportement, risquent encore d’être plus préjudiciables aux personnes 2SLGBTQI+ qu’aux autres personnes. Il est important que nous continuions à ancrer la sécurité de l’approvisionnement en sang dans la science et, à mesure que les données évoluent, que les méthodes que nous utilisons pour sélectionner les donneurs en toute sécurité évoluent également.

 

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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