Pope’s Apology for Residential School Trauma Should Reignite Calls for Action

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Last week, Pope Francis visited Canada on what the papacy described as a ‘penitential pilgrimage’ between the Catholic Church and Indigenous people for its role in the residential school system. It was seen by many as a step towards reconciliation, and a direct acknowledgement of the role the Catholic Church played in an act of genocide, a term the Pope himself used to describe the damage committed to Indigenous children through the residential school system.

“This was a disastrous error, incompatible with the Gospel of Jesus Christ,” the Pope said in Maskwacis, Alberta. “I humbly beg forgiveness for the evil committed by so many Christians against the Indigenous Peoples. An important part of this process will be to conduct a serious investigation into the facts of what took place in the past and to assist the survivors of residential schools.”

It is not common for a leader of a religion to issue an apology for crimes that have been committed under the banner of their faith, and the Pope taking an active role in condemning the actions committed in those Catholic residential schools is an important step towards reconciliation.

It’s an acknowledgement that elicits a wide range of emotions for many people across the country. It is not up to me, as an elected official, or as a non-Indigenous Canadian, to say whether Pope Francis’ apology is acceptable, because the apology was not meant for me. It was an apology to survivors and their families. But it is important, because it reminds us of the work that still needs to be done to further reconciliation.

A papal apology was one of the Truth and Reconciliation Commission’s 94 Calls to Action. Of those, Calls 58-61 are directly linked to the actions of the Catholic Church, and how they address their role in the residential school system.  It’s vital that the papal apology (Call 58) not be seen as an end point for the church, but as a beginning: a place from which to start the process of healing for their role in what the Pope himself has called a genocide.

The Catholic Church worked in conjunction with the Federal government in establishing and perpetuating the Residential School System. As such, if they are committed to reconciliation, as Pope Francis has indicated, they must also be committed to shining a light on the history of the system. This should clearly include the Catholic Church fully cooperating with all further investigations and providing any documentation related to the system available for survivors, police, and local governments. It’s vital that the church apologize and recognize their role in the residential school system while also providing information that may be vital to its history, and any potential crimes that may have been perpetrated. An apology does not mean much if it is not backed up by action to correct the horrendous deeds that have been perpetrated.

Further, it’s important that we must remind ourselves that we still have a significant amount work to do if we are to complete the TRCs 94 Calls to Action. We have merely scratched the surface of that work. The Research Director of the Yellowhead Institute, an Indigenous-led research and education centre at Toronto Metropolitan University, has stated that only 11 of those calls have been completed since the TRCs final report was tabled in 2015. This work must continue if we are to correct the historical inequities faced by Indigenous peoples, who continue to face barriers to education, justice, health care, and even clean drinking water.

It’s also important that the House of Commons recognize that what occurred to Indigenous people was genocide. My colleague Leah Gazan tried to pass a unanimous consent motion last year to call what unfolded inside residential schools a genocide, based on the United Nations definition of the term, but the motion was defeated as some MPs did not support it. She will be presenting a similar motion in the Fall, and given that the Pope has deemed it as such, and given the magnitude of what we continue to learn about the damage the residential school system has done, perhaps those dissenting voices will finally acknowledge the darkest chapter in Canada’s history for what it is.

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Les excuses présentées par le pape pour les traumatismes subis dans les pensionnats devraient relancer les appels à l’action

La semaine dernière, le pape François s’est rendu au Canada pour ce que la papauté a décrit comme un « pèlerinage de pénitence » entre l’Église catholique et les peuples autochtones pour son rôle dans le système des pensionnats. Beaucoup y ont vu un pas vers la réconciliation et une reconnaissance directe du rôle joué par l’Église catholique dans un acte de génocide, terme que le pape lui-même a utilisé pour décrire les préjudices causés aux enfants autochtones par le système des pensionnats.

« C’était une erreur désastreuse, incompatible avec l’Évangile de Jésus-Christ », a déclaré le pape à Maskwacis (Alberta). « Je demande humblement pardon pour le mal commis par tant de chrétiens contre les peuples autochtones. Une partie importante de ce processus consistera à mener une enquête sérieuse sur les faits qui se sont produits dans le passé et à aider les survivants des pensionnats. »

Il n’est pas courant qu’un chef religieux présente des excuses pour des crimes commis sous la bannière de sa foi, et le fait que le pape joue un rôle actif dans la condamnation des actes commis dans ces pensionnats catholiques constitue un pas important vers la réconciliation.

C’est une reconnaissance qui suscite toute une gamme d’émotions chez de nombreuses personnes à la grandeur du pays. Ce n’est pas à moi, en tant qu’élue ou en tant que Canadienne non-autochtone, de dire si les excuses du pape François sont acceptables, parce que ces excuses ne m’étaient pas destinées. Ces excuses s’adressaient aux survivants et à leur famille. Mais c’est important, car cela nous rappelle le travail qu’il reste à accomplir pour faire avancer la réconciliation.

La présentation d’excuses par le pape était l’un des 94 appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Parmi ces appels, les appels 58 à 61 sont directement liés aux actions de l’Église catholique et à la façon dont elle aborde son rôle dans le système des pensionnats. Il est essentiel que les excuses du pape (appel 58) ne soient pas considérées comme un point final pour l’Église, mais comme un début : un point de départ du processus de guérison pour son rôle dans ce que le pape lui-même a appelé un génocide.

L’Église catholique a travaillé de concert avec le gouvernement fédéral pour établir et perpétuer le système des pensionnats. À ce titre, si elle s’engage dans la réconciliation, comme l’a indiqué le pape François, elle doit également veiller à faire la lumière sur l’histoire du système. Cela devrait clairement comprendre la pleine coopération de l’Église catholique à toutes les enquêtes ultérieures et la mise à disposition des survivants, de la police et des gouvernements locaux de toute documentation relative au système. Il est essentiel que l’Église présente des excuses et reconnaisse son rôle dans le système des pensionnats, tout en fournissant des renseignements qui peuvent être cruciaux pour son histoire et les crimes potentiels qui ont pu être perpétrés. Des excuses ne signifient pas grand-chose si elles ne sont pas accompagnées d’actions visant à corriger les actes horribles qui ont été perpétrés.

En outre, il est important de nous rappeler que nous avons encore beaucoup de travail à faire si nous voulons donner suite aux 94 appels à l’action de la CVR. Nous n’avons fait qu’effleurer la surface de ce travail. Le directeur de recherche du Yellowhead Institute, un centre de recherche et d’éducation dirigé par des Autochtones à l’Université métropolitaine de Toronto, a déclaré que seuls 11 de ces appels ont été mis en œuvre depuis le dépôt du rapport final de la CVR en 2015. Ce travail doit se poursuivre si nous voulons corriger les inégalités historiques auxquelles sont confrontés les peuples autochtones, qui continuent de se heurter à des obstacles en matière d’éducation, de justice, de soins de santé et même d’eau potable.

Il est également important que la Chambre des communes reconnaisse que ce qui est arrivé aux peuples autochtones est un génocide. L’année dernière, ma collègue Leah Gazan a tenté de faire adopter une motion de consentement unanime pour qualifier de génocide ce qui s’est passé dans les pensionnats, en se fondant sur la définition du terme donnée par les Nations Unies, mais la motion a été rejetée, certains députés ne l’ayant pas soutenue. Elle présentera une motion similaire à l’automne, et étant donné que le pape l’a considéré comme tel, et étant donné l’ampleur de ce que nous continuons à apprendre sur les préjudices causés par le système des pensionnats, peut-être que ces voix dissidentes reconnaîtront enfin le chapitre le plus sombre de l’histoire du Canada pour ce qu’il est.

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Carol is a three-term MP who has worked hard for Algoma-Manitoulin-Kapuskasing since being elected in 2008. In addition to her role as MP, Carol serves as Assistant Deputy Speaker and Chair of Committees of the Whole in Canada’s 42nd Parliament. A tireless advocate for the communities she serves, Carol was a leading figure in the fight to preserve ten federal constituencies for Northern Ontario. She has been a prominent spokesperson for passenger rail service, preserving postal service outlets, and good jobs in the region. Carol has worked with First Nations on local and national issues and served as the New Democrat critic for First Nations Health prior to assuming the responsibilities of Assistant Deputy Speaker. With decades of labour experience, Carol understands the priorities of hardworking families. She has introduced legislation to expand access to Employment Insurance benefits and to require mandatory reporting of workplace accidents and occupational diseases. She has also worked with veterans on legislation that will create a Defence of Canada Medal to honour those who served domestically to protect Canada during the Cold War. Committed to serving all her constituents, Carol maintains full constituency offices in both Kapuskasing and Elliot Lake. She also holds regular clinics in communities throughout the riding. Before entering politics, Carol was a regional representative for the Canadian Labour Congress. Earlier, she worked for Probation and Parole Services in Elliot Lake and Youth Justice Services in Sudbury. A long-time community volunteer and activist, Carol lived in Elliot Lake for nearly three decades with her husband Kieth. And as a proud mother and grandmother, Carol is committed to building a better Canada for future generations.

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